samedi, juin 17, 2017

Monarchie de juin

Même si quelques imbéciles ou hypocrites le contestent, l'analyse converge pour faire de la république macroniste une cousine de la Monarchie de Juillet. Un bloc bourgeois néo-louis-philippard s'oppose au peuple, classes chômeuses, classes dangereuses.

Ne pourrait-on pas mettre dans la bouche de notre Jupiter adolescent les propos de l'orléanide : « Nous chercherons à nous tenir dans un juste milieu, également éloigné des excès du pouvoir populaire et des abus du pouvoir royal » ?

Mais il y a une différence essentielle, et inquiétante : personne de la France d'en haut ne parle pour la France d'en bas. Perdus dans un odieux et méprisable narcissisme de classe, tous ces bourgeois petits marquis ont oublié que les grands privilèges se payent de bien lourds devoirs. Ils prennent leurs droits avidement, avec une cupidité rapace, tout en se donnant des alibis moraux à vomir, mais leurs devoirs, où sont-ils ?

Pas une voix de célébrité, de vedette, d'écrivain, de talent, qui parle pour le peuple français, au peuple français. Où sont les Lamartine, les Hugo, les Zola ? Ah ça, on parle à l'envi des pauvres « migrants », mais des pauvres Français ? Tel qui aime les Tartares pour ne pas avoir à aimer ses voisins (qui ne sont plus si voisins).

On peut se moquer des dames patronesses, mais elles, au moins, se souciaient de nos pauvres.

Qu'entends-je aujourd'hui ? « La France périphérique, je ne connais pas, je n'y vais jamais et ça ne m'intéresse pas ». A la séparation sociale, s'ajoute la séparation spatiale. Le mépris s'affiche sans frein : la France d'en bas est « raciste », « fasciste », « fermée », sans intelligence, uniquement mue par ses « peurs » et par ses « phobies ».

Y a-t-il jamais eu en France un tel mépris de classe depuis deux cents ans ?



Et ce n'est pas Jupiter 1er, dont les déplacements en province ressemblent à Tintin au Congo, qui rétablira la fraternité entre Français.



Tout cela ne peut que mal finir. Hélas.

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