samedi, janvier 13, 2018

Immigration et shitholes : discutailler à l'infini pour reporter sine die le moment de décider

Ces derniers temps, Trump monte dans mon estime. Il est président depuis un an et je trouve qu'il ne se débrouille pas si mal. Surtout en tenant compte du fait qu'il n'a pas d'appuis à Washington.

Il a nommé des juges conservateurs à la cour suprême. Il a fait passer complètement sa réforme fiscale, partiellement le démantèlement de l'Obamacare et la réforme de l'immigration. Il semble (à confirmer) que le pression sur la Corée du Nord commence à porter quelques fruits. J'aimerais bien que Macron-Jupiter ait un bilan aussi substantiel.

Evidemment, ce que je vous dis est à cent lieues de ce que racontent les journaux, dont les boniments sur Trump vont de la compromission russe à la folie pure et simple, mais qui les croit ? Certainement, pas les lecteurs de ce blog !

On comprend bien les journalistes : ils sont dans une lutte de pouvoir à mort. Ils ont réussi à prendre le pouvoir il y a quarante ans en déligitimant Nixon (franchement, ces histoires de plombiers poseurs de micros, c'était ridicule). Aujourd'hui, Trump se bat pour redonner un peu de pouvoir au peuple contre la caste dirigeante dont les journalistes sont les moines-soldats. S'il est ré-élu dans trois ans, c'est la catastrophe pour eux. Il faut absolument le torpiller. Le délégitimer comme Nixon.

Heureusement, de l'eau a coulé sous les ponts depuis le Watergate et le pouvoir de persuasion des journalistes a bien diminué.

La vérité, l'information, l'objectivité, la déontologie et toutes les conneries journalistiques pour berner les gogos sont reléguées au rayon des accessoires.

Je ne connaissais pas la définition (voir ci-dessous) de la bourgeoisie comme la classe qui remplace la décision par la discussion. Mais c'est juste : on n'a jamais été tant envahi de gens qui sont amoureux du son de leur propre voix que depuis que la bourgeoisie règne.

Maverick Philosopher


Friday, January 12, 2018

Nous vivons des temps fort déplaisants

Quand on me dit « Il faut vivre avec son temps », je réponds tout naturellement « Je n'en vois pas la nécessité ».

Je ne vis pas dans une cabane au fond des bois (quoique, si je pouvais dans des conditions pas trop inconfortables, je n'hésiterais guère) mais je partage bien peu des sentiments, des engouements, des peurs et des intérêts de mes contemporains. J'utilise des instruments modernes mais je reste en retrait, je ne m'y engage pas.

Nous vivons une époque que je juge fort déplaisante, très menteuse, très bourrage de crâne et raconteuse de bobards.

Une basse époque qui prend les hommes par les sentiments les plus bas : l'envie, la jalousie, le stupre, l'égoïsme, la méchanceté.

(Vous me pardonnerez de ne pas traduire les articles en français.)

Unpleasantness and Other Topics

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The political scene and discourse have gotten so very unpleasant and just plain vicious that delving into the arena makes me hesitate.

The progressive insanity is now everywhere on display in its full and flowery anger and destructiveness. Trump hatred has become a mental illness. He is given zero credit for doing anything right. The Russian "collusion" story becomes increasingly absurd and unreal. The real world of the economy and its sudden and vast improvement is ignored, including the tremendous improvement in minority employment rates. The fact that Rocketman Kim has blinked in his stare-down with our President is hardly noticed. ISIS is a shadow of its former self, and that draws little notice. Israel is getting its capital recognized thanks to Trump and there is no little to no notice given--including among America's secular Jews many of whom seem to have become enemies of Israel. The real world is ignored in favor of fantasies about multiple genders, the contributions of "Dreamers," conservatives being responsible for sexual repression and harassment, and on and on. Virtue signaling is the new progressive reality.

At a time when things are finally going well for America and the West, the progressive fifth column works feverishly to undermine us.
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Une époque fliquée comme jamais. On nous bassine avec l'inquisition, mais si vous croyez que nous sommes plus libres de penser aujourd'hui, vous vous trompez lourdement.

Le pilori existe encore. Il suffit d'assister au lynchage des Catherine par le tribunal des réseaux « sociaux ».

Même l'humour, surtout l'humour, est étroitement surveillé :

François Rollin, l’anti-Jamel comedy club

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L’observation attentive de ce qui décline renseigne parfois sur la nature de ce qui advient. Après avoir définitivement relégué la poésie au rang de curiosité muséique, notre époque poursuit son travail d’épuration, liquidant toute forme d’expression artistique échappant à la religion de l’utile et du politiquement correct. Ainsi l’humour noir et le rire absurde figurent en bonne place sur la liste des registres menacés d’extinction, le premier jugé inapproprié car offensant, le second devenant inaudible auprès d’un public pétri d’idéologie utilitariste, qui voit en cette forme de discours fantaisiste une pure perte de temps. Tout le contraire du stand-up anglo-saxon caractérisé par la quête du rendement optimal dont le corollaire est l’application systématique d’un contrôle de l’efficacité par la mesure (« un rire toute les dix secondes »). Ici, l’effet comique n’est plus incidemment produit par la magie d’une situation, mais fait l’objet d’une recherche assumée explicitement, dépouillée du moindre détour poétique, prolongeant ainsi le règne de la rationalité et du calcul jusque dans les café-théâtre.


L’engouement de nos compatriotes, et notamment des plus jeunes, pour cette modalité du discours comique renseigne sur le degré d’imprégnation de l’idéologie utilitariste dans la psyché populaire, et signe la marque d’une incroyable soumission à cette idée qui voit en l’homme un simple rouage de la méga-machine productiviste. La révolution n’est définitivement pas pour demain.


M’étant rendu à deux reprises au dernier spectacle de Rollin, j’aurais dû comprendre les atermoiements d’une infime partie de la salle comme la marque d’une telle rupture. Cette manière bien à lui de naviguer hors des limites de la raison, de prendre le spectateur à contre-pied, d’aborder avec le plus grand sérieux des thèmes parfaitement dérisoires… autant de tentatives qui peinent à convaincre un public qui ne jure que par l’empire du Machinal et la sécurité du Même, exigeant de l’artiste qu’il substitue au grand jeu, le grand « Je ».


Le retour en grâce d’un rire qui ne soit ni utile ni mimétique parait plus que nécessaire à l’heure où triomphent la logique du rendement et le culte de soi. Faisons la part belle aux artistes dont l’ambition est de redonner un peu de souffle à une époque écrasée par la pesanteur de ses propres certitudes et dont l’horizon s’apparente à une interminable et sinistre ligne droite.
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Notre époque, qui a décidément le mensonge dans le sang, a porté au pinacle la rébellion de pacotille. Il est très aisé de reconnaître un de ses fameux rebelles d'opérette : à la télévision, il en fait des tonnes, la retenue et la pudeur ne passeront pas par lui, tout le monde est d'accord avec lui.

Mais le vraie rebellion est toujours aussi solitaire, puisqu'elle est, comme depuis la nuit des temps, refus de suivre le troupeau, même un troupeau de moutons repeints en loups en carton.

Louis de La Bardonnie, Français de vieille souche, était châtelain à deux pas de Saint Michel de Montaigne et de Castillon-la-bataille, où les armées de Charles VII ont foutu la dernière pilée de la guerre de cent ans aux Godons. Il ressemblait, paraît-il, à Henri IV et paraissait venu directement de cette époque.

Révolté par la voix chevrotante du vieillard Pétain, rasséréné par l'appel de De Gaulle il fut des premiers Résistants, et des plus courageux (avec une famille de sept enfants : reproche pour ceux qui ont prétexté de leur charge de famille pour ne pas s'engager. Ne les jugeons pas, mais admirons d'autant plus les ceux qui n'ont pas hésité) et des plus pittoresques.

Voici la lettre qu'il écrivit après guerre à son chef et ami, Gilbert Renault dit colonel Rémy (« Rambaud plage » était le point de passage de la ligne de démarcation sur la Lidoire que Rémy a traversé à la nage en plein hiver -c'était une époque où on s'amusait) :

La Bardonnie à Rémy

Peut lui reprocher de ne pas avoir été de son temps ?

Heureusement, il y a quelques lueurs d'espoir :


Of Crudeness and Truth

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Nothing scandalizes a leftist like the truth. Point out that women and men are different, that black Americans commit a disproportionate amount of violent crime, that most terrorist acts are committed by Muslims, and the Left leaps to its collective feet in openmouthed shock, like Margaret Dumont after a Groucho Marx wisecrack. This is racism! This is sexism! This is some sort of phobia! I’m shocked, shocked to find facts being spoken in polite company!

No one is really shocked, of course. This is simply a form of bullying. The Left has co-opted our good manners and our good will in order to silence our opposition to their bad policies. The idea is to make it seem impolite and immoral to mention the obvious.

[…]

Enter President Donald Trump. He is a rude and crude person. He speaks like a Queens real estate guy on a construction site. And because he does not have good manners, he thoughtlessly breaks the rules with which the Left has sought to muzzle those who disagree with them. In this regard, I frequently compare Trump to Randle Patrick McMurphy, the loudmouthed, ill-mannered roustabout from Ken Kesey’s brilliant novel One Flew Over the Cuckoo’s Nest. McMurphy comes into an insane asylum controlled by a pleasant, smiling nightmare of a head nurse named Ratched. Nurse Ratched, while pretending to be the soul of motherly care, is actually a castrating, silencing tyrant. Her rules of good manners, supposedly fashioned for the benefit of all, are really a system of mental slavery. All of McMurphy’s salient character flaws suddenly become heroic in the context of her oppression. Only his belligerent ignorance of what constitutes good behavior can overturn the velvet strangulation of her rule.

For Nurse Ratched, read Hillary Clinton, CNN, the New York Times, Yale University, Twitter, and Google/YouTube—all the tender ministers of polite silence and enforced dishonesty. If Donald Trump’s boorishness crashes like a bull through the crystal madhouse of their leftism—well, good. It’s about time.

I don’t know exactly what Trump said in a closed-door meeting with senators at the White House this week. Unnamed sources say that he referred to some African countries and Haiti as “shitholes.” Maybe so; sounds like him. In any case, when it comes to a chance to attack Trump, our journalists don’t waste time with fact-gathering or source-identifying. Like Madonna, they just strike a pose. Various media knuckleheads have reacted to the alleged comment by calling Trump “racist,” “Nazi,” “Evil,” and a “terrorist sympathizer.”

[…]

So, when it comes to the Great Shithole Controversy of 2018, my feeling is: I do not care, not even a little. I’m sorry that it takes someone like Trump to break the spell of silence the Left is forever weaving around us. I wish a man like Ronald Reagan would come along and accomplish the same thing with more wit and grace. But that was another culture. History deals the cards it deals; we just play them. Trump is what we’ve got.

For all the bad language, for all the loose talk, I would rather hear a man speak as a man without fear of the Nurse Ratcheds in the press and the academy than have him neutered and gagged by a system of good manners that has been misused as a form of oppression. Better impoliteness than silence. Better crudeness than lies.

We have seen the effect of uncontrolled immigration on Europe. It is very, very bad. The fact is: some countries are shitholes. I don’t want this to become one of them.
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Allez, pour conclure, un peu de harcèlement sexuel :



L'attrait de l'islam

L'islam et ses attraits

Ce que raconte Alain Besançon dans cet article peut se résumer beaucoup plus simplement.

L'islam est une religion pour abrutis et, ça tombe bien pour lui, les populations occidentales qu'il tente de conquérir sont de plus en plus abruties.

Là est son attrait fondamental pour les occidentaux, qui explique qu'il ne soit pas plus combattu par des gens dont ils heurtent pourtant la culture (mais justement, de culture, ils en ont de moins en moins).

Les musulmans le disent évidemment de manière plus positive, mais ils ne disent pas vraiment autre chose quand ils estiment que l'islam est une religion simple, naturelle et à hauteur d'homme tandis que le christianisme est compliqué, anti-naturel et trop exigeant.

Le jugement de Lévi-Strauss n'était pas un compliment :

« si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale : stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour, chacune exigeant cinquante génuflexions [sic]) ; revues de détail et soins de propreté (les ablutions rituelles) ; promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions religieuses ; et pas de femmes. »

Mais force est de constater que notre société ressemble de plus en plus à un corps de garde. Le sens de la nuance et la complexité sont vues comme des ennemies car ils obligent à penser, ce qui pour beaucoup est trop fatigant.

A cet égard, la mode #BalanceTonPorc est aveuglante comme un projecteur de DCA. Elle a de nombreux ingrédients, mais l'un des principaux est la paresse intellectuelle et psychologique : asséner et ne pas se remettre en cause, se tenir au chaud dans le troupeau, hurler avec les loups. Le réflexe plutôt que la réflexion.

On mesure à quel point la liquidation du catholicisme populaire par un clergé intellectualisé est une catastrophe de premier ordre, quasi un suicide.

En effet, la réponse aux séductions de l'islam en Occident n'est pas ce #@?_/?♝ de pape François qui ne plaît qu'aux bobos mais une dévotion authentiquement populaire et là, pas de pot, c'est difficile de ressusciter quelque chose qu'on s'est acharné à tuer pendant des décennies.












jeudi, janvier 11, 2018

Ecouter le peuple français ? Ca serait-y pas ça la démocratie ?

Et l’Autorité des marchés financiers éprouva le besoin de recadrer Nabilla ... mais les Français ont-il vraiment plus besoin qu’avant qu’on les (ré)éduque ?

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Ce n’est pas un phénomène [le mépris du peuple] uniquement français. Il est général en Occident.

Michael Young l’avait pressenti dans un livre paru en 1958, « The Rise of meritocracy » (La montée de la méritocratie), un livre bien plus intéressant que l’ouvrage tant de fois cité et totalement surestimé de Bourdieu sur la reproduction des élites.

Young, sous la forme d’une fiction satirique, montre comment, après des décennies d’homogénéisation sociale sous l’effet de l’accès de plus en plus généralisé à l’enseignement secondaire, une société inégalitaire est en train de renaître, sous l’effet de l’accès croissant à l’enseignement supérieur d’un groupe qui reste malgré tout une minorité.

Le livre est prémonitoire parce qu’il annonce ce que nous vivons. L’émergence d’un groupe important, mais ne représentant guère plus d’un tiers d’une génération, de diplômés de l’enseignement supérieur, est contemporain de la révolution néo-libérale et de la mise en place d’une société de plus en plus inégalitaire. Pour être plus précis, il existe un moment, le milieu des années 1960 aux USA, le début des années 1990 en France où l’accès à l’enseignement supérieur se met à stagner, comme si le corps social avait cessé de faire un effort pour élargir le groupe concerné.

Dans les années qui suivent, une mentalité inégalitaire reprend le dessus: aux Etats-Unis, c’est le début de la remise en cause du Welfare State (le rejet du Fair State de Johnson); en France, au début des années 1990, c’est le vote sur Maastricht, qui est un vote opposant les sachants, les diplômés de l’enseignement supérieur, d’un côté, et les catégories moins ou pas diplômées de l’autre.

Remarquez que la carrière des Clinton suit cette ascension de la « méritocratie », à partir de la fin des années 1960, moment de leur diplome. Qu’est-ce que l’élection de Trump sinon l’expression d’une révolte aboutie de tous les non-experts, non-sachants qui ont trouvé un porte-parole? D’ailleurs Hillary Clinton en campagne les qualifie de « déplorables ». Qu’est-ce que la dénonciation des « fake news » sinon l’opposition entre le savoir des experts et le méprisable niveau d’information des ploucs qui votent sans comprendre? Le vote du Brexit relève de la même répartition entre « sachants » et « non-sachants ».

Donc le comportement de l’AMF vis-à-vis de Nabilla est somme toute banal dans l’Occident actuel.

Au lieu de passer de 10% à 80% de vrais savants et «d’honnêtes hommes » dans nos sociétés, on a fabriqué 50% ou un peu plus de « demi-savants » qui abandonnent largement le pouvoir aux experts parce qu’ils n’ont pas reçu l’esprit critique qui leur permettrait de résister au despotisme éclairé des 1% les plus riches et de leurs valets académiques. On n’a jamais autant lu et brassé d’informations que dans nos sociétés mais on observe aussi comme la société dans son ensemble a du mal à défendre une authentique démocratie.

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« Laurent Wauquiez doit écouter le peuple ! »

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Mais pour gagner le peuple, une opposition de reconquête doit savoir abandonner les oripeaux d'une droite uniquement bourgeoise: autant que l'insécurité, il lui faut dénoncer les hausses invraisemblables des tarifs publics de ce début d'année: 36 % pour le fuel domestique, 17 % pour l'électricité, 13 % pour les frais bancaires qui pèsent sur le niveau de vie populaire, déjà écorné par la hausse de la CSG. Sur tous les sujets où il faut se positionner, Laurent Wauquiez doit choisir résolument de défendre les intérêts du peuple.


Le meilleur moyen de perdre a toujours été de se laisser définir par ses adversaires: trop longtemps la gauche a enraciné dans les esprits l'idée que la droite était le parti des bourgeois, et elle, celui des travailleurs. Trop de politiciens de la droite modérée reprennent encore à leur compte ce clivage obsolète , ce qui les conduit à saluer par exemple, par réflexe, tout projet antipopulaire du présent gouvernement. Ne nous laissons pas prendre à ce jeu. La droite de papa est morte: le macronisme l'a tuée.

Au-delà des questions dites «de société», les Républicains peuvent marquer leur différence dans le sens de l'opinion populaire sur de nombreux sujets, sans encourir les foudres de la bien-pensance. Il leur faut pour cela cesser de tenir la logique technocratique pour la référence suprême et délester leur programme de certains projets absurdes, comme par exemple celui d'éliminer 30.000 communes, aussi inhumain qu'inutile et coûteux, ou encore les lois d'urbanisme étouffantes, les stupides éoliennes, l'abaissement à 80 km/h de la vitesse limite sur la route, etc. Un tel travail critique vis-à-vis de ces logiques que le peuple ressent comme absurdes n'a malheureusement pas été fait dans le programme de François Fillon. Pourtant, il sera d'autant plus rentable que, faute d'idées et de vrais contacts avec le terrain, le mouvement En Marche! s'éloigne durablement des intérêts des couches populaires. Si ce travail de remise en question n'est pas pris très au sérieux par LR, comment s'étonner que les Français jugent avec autant de sévérité l'opposition? Revenez au peuple et au réel, M. Wauquiez.
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La complicité hommes-femmes

Des femmes libèrent une autre parole

Peggy Sastre est une féministe radicale. On peut être étonné au premier abord qu’elle ait lancé cette pétition, mais en fait non.


Dernières nouvelles du front (hommes/femmes) : ce que révèle la violence des réactions à la tribune signée par Catherine Deneuve pour défendre "une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle"

Et je suis d’accord avec elle sur la régression sociale terrifiante que sont les réseaux dits sociaux. Je suis donc deux fois d’accord dans la même journée avec une gauchiste de combat, il va falloir que je consulte un médecin.

Ce sont les féministes puritaines qui étonnent : comment peut-on prétendre défendre les femmes en les présentant comme des êtres si faibles que le moindre frôlement les traumatise à vie, d’éternelles mineures, qui sont des victimes désignées et permanentes des hommes (vision d’ailleurs très proche de celle de l’islam. C’est pourquoi le voile islamique ne leur pose pas de problème) ? Mon expérience (limitée, certes) est exactement inverse : je ne me souviens pas avoir jamais rencontré de femmes qui ne savaient pas se défendre si besoin contre les hommes (et la plupart savent même très bien les utiliser).

Aspect plus inquiétant : il semblerait (c’est ce que je lis et que je constate) que beaucoup de jeunes aient une sexualité miséreuse, résultante du cocktail de puritanisme et de pornographie. Pour résumer, c’est plus facile et moins dangereux de se branler (1) devant YouPorn que de draguer. Ca fait pitié.

Le puritanisme américain est vraiment une calamité.

J'aime beaucoup la notion de complicité hommes-femmes : les relations sexuelles ont toujours un léger parfum d’interdit, il y a donc une complicité entre les hommes et les femmes pour commettre ce délit.

Mais quand on est aussi dérangé que les puritains, islamistes ou anéricains, cet agréable délit devient un épouvantable crime.

Les #BalanceTonPorc et les #MeToo et les autres abruties se rendent-elles compte que ce sont les relations sexuelles, dans toute leur complexité, qui leur font peur comme des vierges effarouchées ou des vieilles filles délaissées (ou des prostituées qui veulent se refaire une virginité, ça serait plus le cas des actrices) ?

Non, les relations sexuelles ne seront jamais un beau contrat bien carré, validé par une armée de juristes. Et s’il arrivait qu’elles le soient quand même, ça serait triste à mourir. Les relations sexuelles ne sont pas non plus un combat, où il y aurait un gagnant et un perdant.

Il me semble que ces histoires grotesques sont à relier avec l’immaturité grandissante de notre société : seules des femmes immatures peuvent avoir cette peur névrotique du mâle. C’est bien de peur qu’il s’agit : les appels à la délation, à la prison, à la castration plus ou moins symbolique disent « Je ne sais pas me débrouiller avec les hommes. Société, Etat, police, au secours, aide-moi ». Car, à part les cas avérés de viol et de harcèlement qui sont passibles des tribunaux, n’importe quelle femme adulte sait, si elle le veut (ce n’est pas obligatoire), renvoyer dans ses buts un homme, et si elle ne le sait pas, c’est qu’elle n’est pas adulte.

C’est aussi un manque de culture : culture classique (on n’apprend plus l’amour courtois et l’éducation sentimentale) et culture du quotidien (ce n’est pas en notre monde de divorces, de familles éclatées et de pornographie qu’on prend en exemple des relations hommes-femmes épanouissantes).

Le but, comme le dit l’article de Marie-Hélène Verdier, est clair : évincer l’homme du champ amoureux comme il l’est déjà de la paternité. L’homme est déjà réduit au rôle de géniteur, il faudrait en plus n’en faire qu’un godemichet vivant, un toutou obéissant. Tout cela est bien bas.

Heureusement, il y a une certitude : une société promouvant de telles idées n’est pas viable, elle disparaitra malgré toutes les FIV, GPA, PMA du monde. Pour qu’une société perdure, il faut d’abord que beaucoup de femmes couchent avec beaucoup d’hommes et fassent beaucoup d’enfants et, pour que cela arrive, il faut encore que les hommes et les femmes sachent être complices. Le reste est mauvaise, très mauvaise, littérature.



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(1) : n’oublions pas la phrase immortelle de Woody Allen : « Ne dites pas de mal de la masturbation, c’est l’occasion de faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime ».


mercredi, janvier 10, 2018

On n’arrête pas le progressisme : 2018 sera pire que 2017 (confirmation)

On n’arrête pas le progressisme : 2018 sera pire que 2017.

Avec les nihilistes gauchistes, le pire est toujours sûr.

Quand des femmes dénoncent leur victimisation

Golden globes et Précieuses ridicules

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Le pire est que celles qui vocifèrent maintenant jusqu’à empêcher toute contradiction, sont les mêmes qui se sont tues lors des viols de Cologne et les mêmes qui acceptent la condition diminuée de la femme musulmane, au nom de respect de traditions qu’elles ne connaissent même pas. Elles refusent jusqu’à la « solidarité » des hommes de Hollywood : « Not enough guys ! Not enough ».
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Peggy Sastre : « Le féminisme policier refuse la contradiction »

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Assiste-t-on réellement, comme vous le suggérez dans cette tribune, à un retour du puritanisme ?

Oui, c'est indubitable. Caroline de Haas nous accuse d'être des « récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d'apologie du viol ». Ce féminisme policier fondé sur le chantage affectif et la manipulation des statistiques ne supporte même plus la contradiction. Ce mouvement est antilibéral, au sens politique du terme: il refuse le pluralisme et la coexistence de sensibilités différentes au sein du débat public, qui est, il me semble, l'un des acquis les plus précieux des sociétés occidentales. Elles sont persuadées d'avoir le vent de l'histoire dans le dos... ça me fait bien rire! Lorsqu'on regarde les grandes enquêtes d'opinion internationales, on s'aperçoit que de moins en moins de femmes se disent féministes, surtout chez les plus jeunes générations. Pourtant l'écrasante majorité des gens se disent favorables à l'égalité entre hommes et femmes.
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Heureusement, il y a quelques bonnes nouvelles :

Conspué, le Carmen trituré par le politiquement correct de Florence tourne au fiasco







mardi, janvier 09, 2018

100 000 (l'invasion accélère)



Cet article confirme ce que les gens lucides ont compris depuis longtemps : Emmanuel Macron fait la même politique que François Hollande. Seul l'emballage est neuf.

Immigration : Emmanuel Macron, héritier de François Hollande ?

lundi, janvier 08, 2018

On n’arrête pas le progressisme : 2018 sera pire que 2017

On n’arrête pas le progressisme: 2018 sera pire que 2017

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L’année 2017 a été marquée par une série d’événements et de sorties médiatiques qui ont fait ressortir le caractère autoritaire de la nouvelle gauche. Du « racisme systémique » à la « culture » du viol en passant par le déboulonnage de statues, la gauche régressive a témoigné de son attitude vindicative et moralisatrice, elle a montré à quel point elle était prête à reformater l’Occident. Les multiculturalistes, néoféministes et autres nouveaux « progressistes » semblent plus motivés que jamais à détruire les fondements et principes des démocraties libérales. Pour la plupart d’entre eux, absolument tout est à refaire.

[…]

Tout au long de l’année, les nouveaux clercs continueront sur leur lancée, prenant bien soin de camoufler la fausseté et le vide de leurs analyses derrière des titres pompeux. Les nouveaux clercs transformeront la réalité en science-fiction, ils travailleront à la création d’un régime de terreur où les hommes blancs devront être exécutés symboliquement pour leurs crimes éternels envers la déesse Diversité. La vérité deviendra un postulat xénophobe et le mensonge une manière noble et indiquée de favoriser le merveilleux vivre-ensemble.

Les progressistes feront un énième procès à l’ensemble du monde libre, ils revendiqueront même ouvertement l’abolition de la culture au nom de la lutte contre la discrimination et le sexisme. Les nouveaux clercs réécriront l’histoire, faisant de tout événement passé le symbole de la domination de l’Occident sur des peuples maintenant jugés bien supérieurs à lui. Christophe Colomb sera présenté comme un salaud dans les cours d’histoire et les peuples autochtones d’Amérique y seront vus comme de saints résistants écologistes. Le salut de l’Occident sera (encore) trouvé en dehors de lui-même.

2018 apparaîtra très probablement comme une année record où la censure et la surveillance des esprits indésirables atteindra des proportions démesurées.
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Policiers lynchés à Champigny : une indignation et puis s'en va ?

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Notre pacte social repose sur quelques principes. L'État a le monopole de la violence légitime. C'est d'ailleurs ce qui lui permet de maintenir en ordre une société. Sans ces règles, c'est la loi du plus fort qui l'emporte. Sans l'adhésion à certaines valeurs fondamentales, dont celle de l'autorité, c'est le règne de tous contre tous et de la violence individuelle. C'est parce que l'autorité de l'État est bafouée, qu'elle n'est plus respectée, que des comportements aussi ignobles que ceux de Champigny sont rendus possibles.

[…]

Nous sommes certainement passés à côté d'un drame cette nuit du réveillon. Rapidement, une actualité en chasse une autre, et l'on oublie trop vite les images d'une violence inouïe qui circulaient alors sur les réseaux sociaux. Les oublier, pourtant, c'est prendre le risque que la situation se répète et que la violence s'amplifie. Il est déroutant de voir que l'opinion publique ait si peu réagi face à cette violence. L'indignation a duré quelques heures, quelques jours tout au plus. C'est peut-être la démonstration que, depuis janvier 2015, un cap supplémentaire a été franchi dans la lente décomposition de notre société qui s'est habituée à cette violence… L'accepter, c'est renoncer.
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dimanche, janvier 07, 2018

Décidément, c'est la fête à Churchill

Éric Zemmour : « Winston Churchill, héros de la lutte contre l'oligarchie »

Je me fais un délice de cet article. Pour la raison suivante :

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C'est une tradition britannique bien ancrée : l'oligarchie locale finit toujours par s'incliner devant la volonté populaire. Peut-être parce qu'au contraire de son homologue française, elle ne doit pas tout à la seule méritocratie et ne méconnaît pas la fragilité - la naissance et l'héritage - de ses privilèges. On le voit aujourd'hui avec Theresa May qui, en dépit de tout et de ses propres convictions, met en œuvre le Brexit décidé par la majorité des électeurs britanniques.

[…]

Le paradoxe amusant est que les mêmes qui aujourd'hui glorifient le héros Churchill conspuent le Brexit de Theresa May. Churchill en aurait sûrement fait un bon mot railleur dont il avait le secret.
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Miam. Je vois déjà les arguments : l'anachronisme, WSC pas rebelle : rejeton de l'aristocratie, député depuis des décennies, plusieurs fois ministres ...

En fait, si. Comme De Gaulle, Churchill vis-à-vis de l'Allemagne de Hitler est un rebelle, un grand minoritaire.

Alors, Zemmour a-t-il raison de dire que Churchill a joué le peuple contre l'oligarchie ? Oui :

1) Opposé à l'oligarchie : oui, aucun doute n'est possible. La carrière des années 30 à l'été 1940 (et même un peu après) de Winston Churchill fut une lutte solitaire contre l'opinion dominante de la classe dirigeante, aussi dominante que peuvent l'être aujourd'hui, dans la même classe, le réchauffisme, l'immigrationnisme ou l'européisme. Aucun doute.

2) Le peuple avec lui : c'est plus problématique. Les sondages du printemps 1940 donnent une population plus belliqueuse que son élite (1), mais aussi moins bien informée.

Il n'en demeure pas moins que c'est cela aussi la politique : de même que la science ne se décide pas à la majorité, la bonne analyse ne se fait pas à la majorité. Un politicien seul dans son coin peut avoir raison contre tous. C'est une autre affaire de conquérir le pouvoir et de l'exercer correctement.



Anyway :

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One's admiration for the film is tempered by a terrible profound sadness - for a people who "won the war, and lost their country anyway": the "long island story" is ending, and without anyone feeling the need to lie choking on the ground over it. To anyone old enough to remember an England where one could "walk into any pub in the country and ask with perfect confidence if the major had been in", that sense of loss can bring tears to the eye.
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Au fond, je me demande si le seul mouvement raisonnable n'est pas d'émigrer en Nouvelle-Zélande ou aux Malouines, seuls endroits de la terre où on trouve encore de vrais pubs.

Addendum :

Les Heures sombres Publié le 8 janvier 2018 par Jean Paul Brighelli

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(1) : je ne me souviens plus où j'ai lu ça. Five days, Those angry days, ailleurs ? Je n'ai pas trouvé, après une recherche rapide, d'étude d'opinion britannique de 1940 sur internet.






samedi, janvier 06, 2018

Les heures sombres

Mis à part la ridicule descente de Churchill dans le métro pour prendre le pouls de l'opinion et la présence superflue de Clementine Churchill, un film méritoire qui ouvre (enfin !) les yeux du grand public sur l'enjeu politique de mai 1940.

J'en ai déjà abondamment traité : Le duel Churchill-Hitler (J. Lukacs) et Five Days in London : May 1940 (J. Lukacs).

La recension (au titre un peu idiot) de François Delpla : Churchill, Les Heures sombres : la fin du roman national britannique ?

Clementine Churchill a gagné la guerre

Article totalement con :

Clementine Churchill's extraordinary importance is finally beginning to shine

Résumé : le rôle politique immense de Clementine Churchill a été gravement sous-estimé.

Arrêtons la rigolade.

Le seul Churchill qui a eu un rôle politique immense, c'est Winston (et son ancêtre Malborough). Point barre.

Mme Churchill n'a eu d'importance que pour M. Churchill et c'est tout.

Il m'arrivé de critiquer sévèrement le défaitisme d'Hélène de Portes, la « mégérie » de Paul Reynaud, mais son rôle politique fut petit : si son compagnon n'avait pas eu des idées défaitistes, il n'aurait pas été perméable à son influence.

Ces histoires idiotes sur Clementine Churchill, par ailleurs femme fort respectable, sont à la confluence de deux grandes conneries à bouffer du foin de notre époque :

1) Le féminisme dogmatique sans cervelle.

Les femmes sont sous-estimées, brimées, battues. Il convient de rappeler sans cesse à quel point elles sont merveilleuses, les hommes ne seraient rien sans elles. En fait, elles leur sont supérieures en tout sauf en méchanceté.

Vous connaissez la rengaine, inutile que je m'étale. Ces stupidités politiquement correctes ne sont pas anodines, elles ont des conséquences, elles font même des morts : The Army has been taken over by PC dreamers who are putting lives at risk.

2) La psychologisation de la politique.

Puisque les conflits n'existent plus vraiment, ne sont que des anomalies temporaires, puisque nous vivons dans le monde merveilleux des bisounours, il n'y a plus de décisions politiques à prendre mais seulement des situations à gérer. L'art de la politique s'efface devant la science du management. Le macronisme en est l'exemple parfait.

Dans ces conditions, les décisions politiques (forcément étranges, puisqu'il suffirait de manager) du présent (Trump) ou du passé (Churchill) ne peuvent s'expliquer que par la psychologie compliquée des acteurs.

D'où la focalisation crétine sur les parents, l'épouse, les maitresse, les enfants, le chien, le chat, le poisson rouge du politicien.

Nous vivons une époque particulièrement conne, avec beaucoup de cons qui ouvrent beaucoup leurs grandes gueules (Kristin Scott-Thomas -qui donne son avis dans l'article du Telegraph- est bien gentille, elle ne fait que répercuter les poncifs à la mode).

Mais, si ma vision du monde est juste, le conflit est inhérent à la nature humaine et la politique finira par reprendre ses droits. Dans la violence de tant d'errements accumulés à purger.











vendredi, janvier 05, 2018

Boitier rouge

Boitier rouge

J'aime beaucoup ce site : les promène-gros-con (1) à la mode, ce n'est vraiment pas son truc.

Je vous ai déjà mis en lien des articles.

Et des articles comme celui-ci :

Nurburgring 1984 : Senna, c’est plus fort que toi

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Niko va vous parler d’une époque où les Formule 1 étaient conduites par des humains, et où il était possible de convoquer 20 champions du monde et de leur faire prendre le départ au volant de voitures de série, pour inaugurer un circuit et surtout rire un peu entre amis. Mais le jeune Ayrton Senna, inconnu Brésilien invité au dernier moment est-il d’humeur à jouer ?
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On peut ajouter une anecdote à l'anecdote : quand Prost ramène Senna, qu'il rencontre pour la première fois de sa vie, de l'aéroport, il roule à fond les gamelles sur les routes teutonnes et le jeune Brésilien est un peu surpris du slalom entre les voitures « à l'arrêt ». On n'avait pas encore inventé le radar routier.

La légende fait de Senna le pilote qui va vite et de Prost le pilote qui réfléchit, c'est très caricatural : Prost était un pilote extrêmement rapide. Il n'a marqué qu'en deux saisons moins de points que son coéquipier  (1 point d'écart avec Watson, 0,5 point ! avec Lauda) sur treize saisons en F1.

C'était un temps où la course automobile, c'était aussi ça :




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(1) : les "kat-kat", sauf les vrais, qui sentent bon la bouse de vache.

Hommage à Charles Pasqua

On t'enverra au bagne !

Et pendant ce temps, en Iran …

What Are Iranians Really Protesting About?


Ce que nous disent les Iraniens qui manifestent et, d’une autre manière, ceux qui se droguent, c’est que l’islam rigoriste est insupportable et corrompu. Et eux ne le disent pas à la légère, car, contrairement à nos rebellocrates qui font fortune avec leur rebellitude, ils risquent leur vie.

Pêle-mêle : Afrique, zombies, Turquie

Editorial de Bernard Lugan : 2018 La vraie décolonisation de l’Afrique commence

Culture : l'Apocalypse zombie

Erdogan, avec une très, très longue cuillère …

De quoi vivent les zadistes ?

Après Notre-Dame-des-Landes, ces 50 projets d'aménagement ciblés par les zadistes

C’est bien beau, ces articles sur les « zadistes », ces gauchistes adolescents attardés qui foutent le bordel où ils peuvent.

Mais ces gens essentiellement oisifs, de quoi vivent-ils ? Intéressante question que pas un journal ne pose.

Bien sûr, ils ont peu de besoins et il y a probablement beaucoup de zadistes épisodiques.

A vrai dire, je ne sais pas, mais la question est intéressante parce que je soupçonne que beaucoup vivent de la collectivité.

J’imagine que c’est un mélange : étudiants, profs en vacances, retraités, rmistes, petits trafiquants, fils à papa …

Quelqu’un a-t-il un début de réponse ?

Carmen marche sur la tête

Carmen ressuscitée ou le délire du politiquement correct !

On peut applaudir une femme qui tue un homme

Je devrais réagir, commenter, railler. Mais devant tant de conneries, les bras m'en tombent et je reste muet.

C'est ce que dit Dalrymple dans Pourquoi les mauvaises idées ne meurent jamais : les cons, étant persuadés d'avoir raison, sont plus tenaces que les pas cons.

jeudi, janvier 04, 2018

La "fake news" c'est lui !

Depuis le temps que je vous le dis !

Nous vivons une tyrannie, un totalitarisme mou. D'ailleurs, de moins en moins mou à mesure qu'il prend de l'assurance.

Après l'état d'urgence qui rentre dans la loi ordinaire, voici la loi pour que la justice puisse condamner les propagateurs de fausses nouvelles.

Bien sûr, nous pouvons compter sur la justice française pour se montrer équitable, équitable comme dans « le traitement équitable de l'emploi fictif de Mme Fillon et du million disparu de M. Macron ».

Il y aura, équitablement, 100 "fake news" de droite condamnées pour 1 "fake news" de gauche. C'est normal, c'est bien connu, la droite ment plus que la gauche.

C'est beau la démocratie macronienne en action !

Bien entendu, je partage entièrement l'avis de Serge Federbusch :

La "fake news" c'est lui !

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Et bien voilà, nous y sommes.

Macron, élu grâce au soutien de quelques oligarques propriétaires des médias, veut s'assurer qu'aucune voix dissonante ne sera en mesure de lutter contre le verrouillage complet de l'information qu'il a entrepris. Sans atteindre l'outrance des BFM et autres "Echos" qui présentent sa politique comme inspirée par l'Olympe, la plupart des grands organes de presse écrite ou audiovisuelle lui sont désormais soit entièrement acquis soit très bienveillants. La manière dont le matraquage fiscal des Français en ce début d'année est escamoté est tout à fait édifiante. La reprise en main complète de l'audiovisuel public, pourtant si peu indépendant, va également bon train.

Il ne reste qu'à museler Internet, ce que Macron va tenter au prétexte de lutter contre les influences étrangères ou les rumeurs dites fabriquées.

Tiens, tiens, nous qui croyions que l'ouverture à l'international et les échanges étaient par définition une bonne chose selon la doxa macronienne.

Quant à la capacité des citoyens à distinguer le vrai du faux, on voit bien pourquoi Macron, qui les a si totalement enfumés depuis un an, y croit modérément. En matière de manipulation, il en connaît un rayon le bougre !

Bref, nous voilà menacés d'une nouvelle loi liberticide au prétexte que les braves gens sont manipulables : la quintessence même du mensonge et de la tartufferie ... Souvenez vous d'Orwell, d'Huxley ou de la Boëtie, c'est toujours pour votre bien que les dictatures agissent.

Et c'est sans parler de la véritable usine à gaz imaginée dans ce petit cerveau, avec intervention du juge et tutti quanti.

Exemples : « les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publiques l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus » ; « en cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge au travers d'une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l'accès au site Internet. » ; ou enfin : «l e CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers» , ce qui pourra passer par « la suspension ou l'annulation » de leurs conventions avec le régulateur !

Inutile de vous demander qui définira ce qu'est ou n'est pas une fausse nouvelle ! Sans plaisanter, l'heure est grave, chers amis démocrates.

Qui peut encore croire que cet individu est un libéral ?
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Edouard Husson développe les mêmes arguments :

Fake news et liberté de la presse : l’inquiétant paradoxe Macron

Il n'est pas étonnant que Federbusch et Husson invoquent La Boëtie (prononcez « labohéti » ou « labouhéti » mais certainement pas « labohéssi ») et Le discours de la servitude volontaire, oeuvre aussi concise qu'immense.



Car c'est bien de la cela qu'il s'agit : un acheminement insidieux (mais déjà très avancé) vers une servitude totale. Il nous restera le droit de nous amuser, mais ce sera le seul, tous les autres droits, notamment celui de penser, nous auront été enlevés en douceur, comme des grains de beauté inutiles et dangereux.

Je suis en train de lire The Demon in Democracy: Totalitarian Temptations in Free Societies de Richard (prénom francisé) Legutko. On ne pouvait mieux tomber. Je vous en écrirai une longue recension.

Que faire ? On ne peut compter sur les couilles molles de la droite du même nom. Plutôt, on peut compter sur elle pour être sûr qu'elle ne fera rien.

Pétitionner et peut-être se cotiser pour des actions en justice.

Addendum :

Article ironique (je précise pour les handicapés de l'humour) :

L’incroyable mauvaise foi de RT, qui inverse carrément les propos d’Emmanuel Macron

« Fake news » ? : une journaliste rappelle que France Inter niait le lien entre réfugiés et terroristes


Macron troque l’indépendance du parquet contre la liberté de la presse

EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT « NÉO-ILLIBÉRAL » ?









La pente

Téléphones en prison : la politique carcérale de Macron décroche

L’intéressant dans cet article est que cette mesure ultra-laxiste intervient en même temps que les tartarinades sur la nécessaire fermeté étatique après l’agression de Champigny-sur-Marne.

La vérité est toute simple : quel que soit le discours tenu par les politiciens, du Kärcher de Sarkozy à la fermeté de Macron, la pente de décision est toujours la même, elle ne change pas. C’est celle du laxisme, du sabotage de l’autorité et de la destruction de l’ordre.

Pourquoi ?

C’est tout simple : les mots ne coûtent pas cher, il n’est pas difficile de les faire aller dans le sens de la mode, même si celle-ci est à l’autorité et à l’ordre.

En revanche, suivre une autre pente de décision supposerait que nos politiciens changent de personnalité. Non pas qu’ils changent ce qu’ils croient, car ils ne croient pas en grand’chose, mais le non-dit, l’inconscient, les réflexes, les habitudes de pensées, les automatismes, leurs valeurs, leurs références, bref, tout ce qui fait qu’ils sont des progressistes héritiers des soixante-huitards sans avoir besoin d’y penser.

Le seul vrai remède est de changer de politiciens, d’en prendre qui ne sont pas formatés par le Système (s’il en existe). C’est pourquoi, par exemple, je ne crois absolument pas à Laurent Wauquiez.

Mais comment un candidat hors Système pourrait-il s’approcher du pouvoir ?



mercredi, janvier 03, 2018

Banlieues : une guerre qu’on n’ose pas déclarer ?

Banlieues : une guerre qu’on n’ose pas déclarer ?

Rien à ajouter à cet excellet article de Christian Vanneste.

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On apprendra qu’avec un grand sens de l’opportunité, le Ministère de la Justice va installer des téléphones dans toutes les cellules, puisqu’il ne parvient pas à y empêcher la présence des portables interdits. Nous vivons en permanence une inversion des valeurs, des priorités et des hiérarchies nécessaires à toute société organisée, même démocratique.

Ces événements qui n’ont pas provoqué de mort, comme s’en vantait naguère un ministre socialiste, sont paraît-il d’une grande banalité. Cinq policiers sont agressés chaque jour. Mais ils soulignent l’état dans lequel se trouve notre pays et que tente de masquer l’hypnose macronienne. Nous vivons une catastrophe nationale que l’on se refuse obstinément à nommer, à stopper, et qui est aggravée par la pensée unique imposée par les médias, l’aveuglement des autorités, et les contradictions de notre système. La réalité est qu’une immigration non assimilée et même pas intégrée, a créé depuis longtemps des enclaves où non seulement la loi n’est pas respectée, mais où elle est combattue au travers de ceux qui la représentent. La loi interdit en revanche toute mesure du problème. Lorsque le sociologue Hugues Lagrange a relevé les difficultés particulières des populations subsahariennes du Sahel, il a déjà pris des risques. L’idée que les causes de cette violence sont sociales plus que culturelles est une illusion. Les coûteuses politiques de la ville n’ont rien amélioré. En France, il n’y a que l’Etat qui détienne le monopole de la violence légitime. Ses agents ne composent pas des équipes qui devraient affronter celles de l’autre camp sous l’arbitrage d’un rappeur ou du réalisateur du brûlot cinématographique « La Haine ». Ils doivent faire respecter la loi à tout prix, ce que les politiques par couardise, et les juges par idéologie, ont oublié. Pour éradiquer les nids du terrorisme, les foyers d’islamisme, les réseaux de trafics, les repaires de la violence urbaine, ces lieux que fuient nos compatriotes juifs et où une partie de la population vit sous une loi et des coutumes qui ne sont ni celle de la République, ni celles de la France, il faut d’abord, comme le disait le regretté Charles Pasqua, que la peur change de camp, qu’un délinquant ou un criminel, qui ne respecte pas la loi avec le sentiment d’une totale impunité, sache désormais qu’il encourt à coup sûr une longue et pénible perte de sa liberté assortie d’un travail obligatoire, et risque même sa vie s’il s’en prend à un policier armé. Nous en sommes évidemment loin. Lorsqu’on tentera une nouvelle fois de reconquérir les territoires perdus de notre Nation, il sera sans doute trop tard…
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