jeudi, avril 27, 2017

Ca rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ...

Aujourd'hui, toutes les trahisons, tous les actes anti-nationaux, se font au nom de l'Europe et de la nécessaire soumission à l'Allemagne que cette idée grandiose suppose. Soumission pour notre bien, évidemment.

Ca ne vous rappelle rien ?





« Nous sommes la France »

La question de la légitimité comparée du gouvernement de Vichy et de la France Libre (Si la France est responsable de la rafle du Vel d'Hiv ...) me touche particulièrement parce qu'elle sert aux enculés à la BHL à trainer notre pays dans la boue et à salir nos héros les plus glorieux.

Je rappelle donc que cette question ne se pose pourtant pas, parce que la réponse est limpide.

Limpide en droit : les lois ont été violées dans l'esprit et dans la lettre pour établir le gouvernement de Vichy. C'est la déclaration organique du 16 novembre 1940.

Limpide en politique : le gouvernement d'un pays occupé n'est pas libre et donc pas légitime.


La France était à Londres. Hommage à René Cassin (1) – Chronique 137

La France était à Londres. Hommage à René Cassin (2) – Chronique 138



Entre le fric et la France, le Figaro a choisi

Je suis un peu perdu, Le Figaro vote Macron

Comme ça, on sait où sont les valeurs du Figaro.

Rappelons les fondamentaux :

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« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre ».
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Pour ne pas en rajouter, on passe discrètement sur le fait que le calcul qui laisse croire que la sortie de l’Euro serait une catastrophe pour les possédants est probablement erroné. La bourgeoisie Figaro, en plus d’être immorale, est bête.

Un autre fondamental :

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La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.

La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent.

La bourgeoisie a révélé comment la brutale manifestation de la force au moyen âge, si admirée de la réaction, trouva son complément naturel dans la paresse la plus crasse. C'est elle qui, la première, a fait voir ce dont est capable l'activité humaine. Elle a créé de tout autres merveilles que les pyramides d'Egypte, les aqueducs romains, les cathédrales gothiques; elle a mené à bien de tout autres expéditions que les invasions et les croisades.
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C'est le frangin d'un copain :



Allons, un peu de lecture :

Éric Zemmour : « À droite, les raisons d'un désastre »











Le piège des deux droites

Il y a deux droites, la droite molle, bourgeoise, et la droite dure, prolétarienne.

Aucune de ces deux droites ne disparaîtra, à cause de la sociologie. Elles doivent donc s’unir.

Et elles ne le feront pas.

Zemmour fait remarquer que Mélenchon a dit deux fois dimanche soir « ma patrie bien-aimée ». Marine Le Pen, elle, parle de « notre pays ».

Et les crétins de LR ? Ils parlent de « c’pays », comme un rot, comme s’ils n’en faisaient pas partie, comme s’ils le dédaignaient. Alors, évidemment, unir « notre pays » et « c’pays », ce n’est pas gagné.

Cette union indispensable ne peut se faire qu’en intégrant deux dimensions : le tri des accords et désaccords et la répartition des places et des responsabilités. Hélas, je ne vois personne pour prendre en charge un tel chantier, le pousser et l’organiser et, sans hommes, il n’y a rien de possible. Le fédérateur de tout cela peut être l’ambition : désunis, ils perdent ; unis, ils gagnent. Ils gagnent peut-être un peu moins chacun mais s’ils perdent tous ensemble, c’est zéro chacun. Théorie des jeux.

Les deux parties ont intérêt à cette union, car aucune ne peut plus gagner seule, même si elles croient et espèrent le contraire. Mais quand on est con, on est con.

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 Mathieu Bock-Coté :

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Le conflit idéologique croise ici une mutation sociologie bien réelle. On a noté l'incapacité de François Fillon de rejoindre les classes populaires tout comme l'incapacité de Marine Le Pen de rejoindre la bourgeoisie nationale et conservatrice. Les deux habitent pourtant l'espace national et témoignent d'un désir d'enracinement dont la censure alimente un profond sentiment d'aliénation politique. Ces deux catégories, en quelque sorte, s'inscrivent dans un espace national qui n'est pas celui de la nouvelle bourgeoisie mondialisée. Cette dernière contrôle encore les codes de la respectabilité médiatique et se maintient ainsi au pouvoir. S'agit-il d'une contre-offensive durable ou seulement d'un sursis?

Quoi qu'il en soit, le deuxième tour de la présidentielle n'aura rien de la grande explication idéologique autour de la question nationale française. En fait, ce deuxième tour maquillé en affrontement homérique entre philosophies contradictoires ne sera rien d'autre qu'une réaffirmation de la toute-puissance du système médiatique qui est parvenu en quelques mois à redéfinir une élection en la dégageant des enjeux de fond qui auraient dû la définir. Le débat de l'entre-deux tours sera à bien des égards parodique. Le fond des choses finira bien par remonter à la surface, mais pour un temps, le système médiatique aura remporté la bataille.
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mercredi, avril 26, 2017

Pour une fois que je suis d'accord avec un politicien !

Ma lettre à mes concitoyens annonçant mon retrait de la vie politique

Ma famille politique, désormais sans chef ni ligne politique, en est réduite à appeler à voter Emmanuel Macron, dénoncé hier comme l'héritier du désastre hollandais, pour faire battre Marine Le Pen.

Cette posture présentée comme hautement morale (face à 8 millions de Français, tous fascistes, bien sûr) est pourtant aussi incohérente que périlleuse pour l'avenir.

En effet, comment appeler à voter Macron le 7 mai et faire campagne, dès le lendemain, contre lui aux législatives ? Et pourquoi ne pas aller au bout de la logique et retirer tous nos candidats en faveur des siens, voire le rejoindre purement et simplement comme certains s'apprêtent déjà à le faire ?

Mieux, certains appellent à exclure de nos rangs tous ceux qui n'appelleraient pas à voter Macron. Qu'ils ne s'en donnent pas la peine pour ce qui me concerne. A 66 ans, je suis arrivé à la conclusion que ma présence, tant parmi les Républicains qu'à l'Assemblée nationale, ne fait guère plus de sens. Je rendrai donc ma carte aux Républicains, comme je rendrai mon investiture dans la 1ere circonscription de Paris à la direction provisoire de ce qui reste de mon parti.

Le poison de 2005

Depuis que la classe dirigeante française a refusé le résultat du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, un poison, lent mais très puissant, tue notre démocratie (dans les autres pays, il y a d'autres circonstances pour des problèmes similaires, mais souvent moins graves qu'en France).

L'actuelle campagne électorale, atroce, qui aurait du révolter tout homme de bien, indépendamment de son parti, où la presse, la justice et les organes censés garantir la sincérité du scrutin ont jeté par dessus les moulins toute idée de neutralité (Affaire Fillon : une bronca contre un candidat, plus jamais ça ! Et demain, qui jugera les juges ?), en est la conséquence.

Ce poison porte un nom : la défiance.

Depuis 2005, la classe dirigeante a peur du peuple et le hait. Quelqu'un comme Bernard-Henri Lévy ne s'en cache pas. D'autres sont plus discrets mais leurs sentiments sont les mêmes. Ils en tirent une conclusion simple. Il est moral d'être anti-démocrate, par haine du peuple, avec l'argument fallacieux que « Hitler a été élu démocratiquement », mais il faut conserver les apparences de la démocratie, par peur du peuple, dans le moment même où on la viole.

La collusion des adversaires de la démocratie a empêché que les sujets importants, immigration, identité, Europe soient abordés, puisque le peuple est indigne d'en débattre.

Le président Macron est le produit de cette conception. Le CSA, la presse ou le PNF n'auraient pas été engagés contre François Fillon s'ils avaient considéré la démocratie comme un bien vital et la sincérité du scrutin comme un devoir absolu.

Il en découle, conséquence logique, qu'Emmanuel Macron n'aura aucune légitimité et c'est bien mérité, puisqu'il sera président suivant la lettre de la loi mais non suivant l'esprit.

En face, ce n'est pas mieux. Les opposants radicaux (Mélanchon, le Pen et consorts) font au total un si gros score (48 %) parce qu'une part substantielle des Français rejette la classe dirigeante comme un corps étranger de profiteurs cupides, vicieux et incapables de rien pour le bien commun. D'où l'importance du « dégagisme », au point qu'Emmanuel Macron, pur produit et candidat du Système, s'est présenté (ne riez pas) comme une nouveauté.  Pourtant, tout peuple a besoin d'une classe dirigeante respectée.

La pierre est dans d'abord dans le jardin de la classe dirigeante, qui doit mériter le respect en se montrant digne de confiance. Avec les magouilles pour imposer Macron, elle n'en prend pas le chemin.

La moitié des enfants mâles de l'aristocratie mouraient à la guerre. Je n'en demande pas tant, mais un peu plus du sens du devoir chez nos dirigeants et un peu moins d'avidité seraient bienvenus. Mme de Lafayette leur suffit : « Nos grands privilèges imposent de bien lourds devoirs ».

mardi, avril 25, 2017

Présidentielles 2017 : le bras d’honneur de la France d’en haut à la France d’en bas (2)




Comme d’habitude, Zemmour pose bien le problème, mais je ne vois pas plus la solution que lui.

Rappelons que Trump n’a pu être élu que grâce à un système électoral qui amoindrit l’influence des métropoles mondialisées.

Et aussi que les métropoles, où se concentrent le pouvoir et la richesse, gagnent contre les campagnes. Les campagnes font les jacqueries, les métropoles les révolutions.

Le nœud gordien qui nous occupe est simple et compris par tous, mais il est impossible à trancher.

L’union des droites n’est pas possible que dans deux scénarios :

♘ que l’une des deux disparaisse. Leurs sociologies différentes rendent la chose très improbable, en tout cas pas avant longtemps.

♘ que les dirigeants de ces deux droites se révèlent intelligents et cherchent vraiment une union que veulent leurs électeurs, en faisant le tri des idées compatibles et incompatibles. Vu la tradition des partis de droite de mépris à la fois de leurs électeurs et des idées, c’est aussi impensable que d'entendre un cégétiste tenir un discours économique raisonnable.

Bref, la gauche est au pouvoir pour longtemps. La France continuera à pourrir.

A moins qu’un événement vienne tout bouleverser.


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Je suis tout de même estomaqué qu'il se soit trouvé 24 % de votants pour choisir un fada comme Macron. Quand on le regarde froidement, il est à la fois illuminé et creux. François Hollande, le marionnettiste de Macron,  prend les Français pour des cons depuis toujours et il faut bien reconnaître que beaucoup s'efforcent de lui donner raison. Pauvre France !

L'illusion Macron (pour une bonne part volontaire) se dissipera comme l'illusion Hollande s'est dissipée. Nous aurons le même sketch du bouc-émissaire, les électeurs déçus accusant leur candidat plutôt que leur mauvais choix, leur propre bêtise.

La question est désormais de savoir si l'illusion Macron se dissipera avant ou après les législatives. Normalement, c'est après. Mais rien n'est normal en ce moment.


lundi, avril 24, 2017

La droite est-elle majoritaire en France ?

J’ai toujours été perplexe sur l’affirmation que la droite était majoritaire en France. Mon doute était basé sur un ressenti : mes conversations me laissaient penser que les valeurs de droite n’étaient pas vraiment assumées. Pour caricaturer (à peine), on souhaite qu’il y ait moins de vols et moins de délinquance, plus d’ordre (valeur de droite), mais à condition que la police ne brutalise personne et fasse pas trop preuve d’autorité. On veut réduire l’immigration, mais sans faire de peine à personne. On veut être indépendant de l’UE mais sans en sortir. On se plaint des inconvénients de l’Euro, mais on ne veut pas retourner au Franc …

Christophe Guilluy, que j’ai tendance à croire, nous dit pourtant que les idées du Front National sont majoritaires. Que si l’on teste des idées frontistes sans en donner l’origine, elles sont approuvées par la majorité.

Alors ? Je pense que les Français sont, tout simplement, velléitaires. Guilluy a sans doute raison, mais au moment de voter pour leurs idées, les Français ont peur de s’engager pour un changement, ils s’auto-censurent.

C’est là qu’intervient la question de la France d’en haut : si des autorités levaient l’autocensure (et aussi les barrières très réelles dans les institutions), les Français seraient libérés et la droite gagnerait vraiment.

Je pense que c’est une des raisons de la victoire du Brexit : à savoir qu’il y avait une partie non négligeable de l’Angleterre d’en haut, disons un petit quart, qui était pour.

Dans la France d'en haut, pour une vrai politique de droite, il n'y a que quelques pourcents, probablement pas dix.


Présidentielles 2017 : le bras d’honneur de la France d’en haut à la France d’en bas

La première interprétation que je fais du score élevé d’Emmanuel Macron, c’est un bras d’honneur de la France qui va bien à la France qui va mal. « Vos préoccupations, vos problèmes, on s’en fout. Pour nous, tout va bien et on veut que rien ne change, que le politiquement correct et le bisounoursisme continuent comme avant. Certes, il y a des choses qui vous grattent mais tant que cela ne nous touche pas personnellement, démerdez vous tous seuls » .

Comme dit David Desgouilles, c’est la France des « on est gentil » contre la France des « on est chez nous ». Mais pour être « gentil », il faut avoir les moyens financiers de vivre une vie protégée.

Les jeunes plébiscitent Le Pen et Mélenchon, les cadres votent Macron

Macron-Le Pen ou le retour fracassant de la lutte des classes

Il n'y a d'ailleurs pas chez Macron et ses électeurs que de la gentillesse, ou plutôt, de la fausse gentillesse. Il y a aussi un intense mépris de classe, celui du marionnettiste de Macron pour les sans-dents. Les expéditions de Macron en France profonde ressemblaient à Tintin au Congo.

Seulement voilà, et, ce coup-ci, c’est Christophe Guilluy qui le dit : la France des très mécontents est sur la trajectoire pour devenir majoritaire et, si cette majorité ne trouve pas d’expression politique du fait du dysfonctionnement des institutions et de la médiocrité des hommes, la situation va devenir politiquement dangereuse, ouverte à toutes les folies, le score de Mélenchon le prouve.

En tout cas, Berlin est content. Le gauleiter qui avait sa préférence est en bonne voie d’être élu.

A l'Elysée, où l'on n'a aucun souci de la France, on doit bien se marrer d'avoir réussi à couillonner les Français, avec l'aide involontaire de cet âne de Fillon.





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Nota 1 : je pense que Marine Le Pen a peu de chances d’être élue. Elle a fait une campagne atone, sans thème majeur, quasi sans polémique. Mais il reste le scénario Galam, l’élection par surprise.

Nota 2 : ce vote où les Français ont refusé de prendre leur destin en mains (ce qu’aurait signifié un gros score de Le Pen, de Fillon ou, dans un autre genre, de Mélenchon) me conforte dans mon analyse. La France ne maitrise plus son destin : les choses, bonnes ou mauvaises, plutôt mauvaises pour le moment, nous sont imposées de l’extérieur et le seront de plus en plus.


dimanche, avril 23, 2017

Bilan du premier tour des présidentielles

Deux citations.

Chantal Delsol :

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L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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Bossuet :

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Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes.
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C'est à dessein que j'emploie maintenant des citations dont j'ai déjà fait grand usage, car je pense que l'analyse n'a aucune raison de varier depuis des années. Les choses s'aggravent mais ne changent pas de nature.

J'ai récemment été dépité par quelques conversations dans la France provinciale, non-mondialiste, (voir le billet Présidentielles : l'aventure ou la pourriture). La pusillanimité des propos m'a frappé. On sent bien que ça va mal, mais de là à voter pour un type qui s'est fait offrir des costumes ou pour la fille de Jean-Marie Le Pen, ah non ...

Alors, ne venez pas vous plaindre ensuite.

C'est pour cette raison que j'ai toujours pris la défense de François Hollande sur un point : tout grand menteur qu'il est, il n'a au fond pas trompé les Français. Il s'est comporté exactement comme on pouvait s'y attendre quand on avait réfléchi au personnage et à sa carrière. Tous ceux qui disaient « J'ai voté Hollande et je me suis fait avoir » sont soit des menteurs soit des  imbéciles.

Il en sera de même pour Macron. Il est l'homme du capitalisme de connivence, du multiculturalisme destructeur, du mondialisme et de la haine de la France. Aucune surprise possible.










samedi, avril 22, 2017

Européisme, Résistance et Collaboration : les 20 premières minutes sont un délice

Comme dit Charles Gave, mes ancêtres ne sont pas battus pendant 80 ans pour éviter l'Europe allemande pour que je l'accepte aujourd'hui.








Premier tour : mon souhait

Mon ordre pour le quatuor de tête :

1) Le Pen

2) Fillon

3) Mélenchon

4) Macron

Ce souhait n'est hélas pas une prédiction.

Folies immigratoires

Dalrymple, l'assassinat de l'Occident par la trahison bureaucratique :

Immigration Follies

Dalrymple se demande pourquoi les bureaucrates anglais de l'immigration privilégient, contre tout bon sens civique, les réfugiés musulmans par rapport aux réfugiés chrétiens et les immigrés peu qualifiés par rapport aux immigrés qualifiés.

La seule réponse qu'il finit après examen par tenir pour plausible, c'est qu'ils considèrent que, le nationalisme -au sens très étendu- étant mauvais, tout ce qui contribue à détruire leur pays est bon.

On connaît la racine de cette folie : la vanité moralisatrice (les vertus chrétiennes devenues folles) et l'intérêt des bureaucrates (tout particularisme qui donne à un pays sa chair est un obstacle au pouvoir bureaucratique, il convient donc de dissoudre les pays).

vendredi, avril 21, 2017

Les Français sont abandonnés à eux-mêmes

Attentats : après le syndrome de Stockholm, le syndrome de Paris

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Le syndrome de Stockholm … un grand classique de la psychologie collective : des otages partageant la vie de leurs geôliers développent une forme de sympathie pour leurs discours.

Avec la récurrence des attentats en France, nous avons droit à une sorte de version décalée de cet étrange phénomène qui pointe dans la presse de gauche. On n’est pas encore dans l’empathie mais on se croit malin en déjouant les arrière-pensées prêtées aux criminels. Il ne faut pas sur-réagir et combattre avec trop de force leurs auteurs et leurs instigateurs car ce serait tomber dans leur piège. Tel est le discours. Macron le ressasse ad nauseam.

L’angle mort logique et moral de cette pétition de principe est évident : si les assassins récidivent et récidivent encore, quand pourrons-nous faire autrement que de répliquer avec la férocité nécessaire ?

Puisqu’il s’agit de morale chrétienne mal interprétée, posons le problème autrement.

Si l’on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche, certes. Il ne s’agit en effet que d’atteinte à ton amour-propre. Mais si l’on te tue ou si l’on abat tes proches, alors la loi du talion retrouve son sens. Elle est la seule à pouvoir interrompre le cycle de la violence car la haine mortelle est incarnée dans celui qui a tué et qui recommencera s’il le peut. Jésus rappelait le talion pour ajouter « et » moi je te dis s’agissant des atteintes à l’orgueil. Il n’ajoutait pas « mais » moi je te dis quand il s’agit de mettre le criminel hors d’état de recommencer à tuer.

Le message de ces attentats est clair : une lutte à mort est engagée. Nous ne parviendrons à en éradiquer les causes qu’en relevant le gant. Nos ennemis sont prêts à perdre la vie. Ils sont animés d’une pulsion auto destructrice dont on ne peut les délivrer qu’en les supprimant. Cette conclusion simple n’est pas sommaire, elle est la traduction lucide d’un combat qui ne connaît que deux issues : la défaite ou la victoire.

Ce n’est pas Daech qui nous frappe. C’est l’islam intégriste, le fascisme coranique, le vrai néo-nazisme, instillés au plus profond de notre société et auxquels adhèrent en conscience des dizaines de milliers d’individus, fichés ou non fichés. Dans le meilleur des cas pour eux, ils doivent être expulsés au plus vite, peu importe le passeport qui les déclare d’une nationalité qu’ils méprisent.

Daech n’est qu’un précipité, un condensé de ce qui nous attend si nous ne réagissons pas et acceptons de finir d’ici quelques décennies comme les minorités religieuses d’Orient. Les Français ont oublié ce qu’était un ennemi mortel. L’actualité va se charger de le leur rappeler jusqu’à ce qu’ils comprennent.

Ces mots sont difficiles à écrire. Mais il faut bien que quelqu’un fasse le sale boulot intellectuel.
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Plus forts

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Cette résistance inattendue [de la population londonienne au Blitz] à une campagne massive de terreur a été étudiée, sur le moment même, par le Canadien John Mc Curdy qui a montré que cette expérience traumatisante avait en réalité des effets contradictoires. Elle détruisait des vies, en ravageait beaucoup d’autres parmi ceux qui avaient été touchés par la mort d’un proche ou par le spectacle de l’horreur. Mais elle avait aussi tendance à renforcer les autres, ceux qu’il appelait les « épargnés », qui développaient plutôt un sentiment d’invulnérabilité au fur et à mesure que la mort les évitait. L’étude de Mc Curdy est pleine de témoignages de peurs, d’abattements mais encore plus de solidarités, d’envies de vivre et même de joies. L’expérience a été très dure et tout le monde à a applaudi à la fin de la guerre, mais beaucoup, au moins parmi les « épargnés », ont rejoint les sentiments de soldats avec cette nostalgie de la force qu’ils avaient découvert en eux, de celle des rapports humains en situation difficile et du sentiment d’œuvrer ensemble pour un grand objectif. On ne sort pas forcément traumatisé d’une expérience collective traumatisante.

Mais si la population britannique a résisté dans son ensemble, c’est aussi parce qu’elle trouvait une réponse à ses attentes de la part de ses dirigeants. Elle voyait, physiquement avec les avions dans le ciel et les canons, que l’on ne se contentait pas de subir (la plus stressante des situations) mais que l’on combattait aussi fortement un ennemi qui subissait aussi de lourdes pertes, que l’on organisait la défense civile à laquelle elle participait souvent, que l'objectif était clair (la capitulation de l'Allemagne et la fin du régime nazi) et que l'on n'hésitait pas à exiger d'elle (« du sang, de la sueur et des larmes ») pour l'atteindre.

[…]

La mobilisation des esprits, si elle n’est que posture ou gesticulation et ne se concrétise pas visiblement aura tendance à créer du stress inutile. Rappelons-le, le stress modéré est un préalable très utile à l’action mais encore faut-il qu’il y ait de l’action. Si on ne veut pas agir vraiment, il est préférable de ne rien dire.
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Soyons clairs : les Français sont abandonnés par leurs dirigeants face au terrorisme islamique. Ils savent (au moins si l'on en croit les sondages) que les mesures fondamentales, disons stratégiques par opposition à tactiques, sont l'arrêt de la l'immigration musulmane et la reconquête des territoires perdus.

Or, pas un des candidats n'a placé ces thèmes au coeur de sa campagne, et c'est un euphémisme. Ni Marine Le Pen, ni François Fillon qui étaient les porteurs naturels de ce discours de combat.

D'où ce sentiment pesant de désespoir qu'on sent dans la société française : c'est comme si Churchill avait expliqué aux Anglais qu'il ne faisait pas donner la DCA pour ne pas provoquer encore plus la Luftwaffe.



jeudi, avril 20, 2017

UN PRÉSIDENT LÉGITIME LE 7 MAI ? C’EST TROP TARD

UN PRÉSIDENT LÉGITIME LE 7 MAI ? C’EST TROP TARD

Je suis entièrement d’accord avec cet article et c’est à noter puisque Régis de Castelnau, descendant direct du général, est un avocat qui se dit communiste.

Comme lui, je pense que la faute originelle est le « revote » du référendum due 2005 par le traité de Lisbonne, couvert par un certain François Fillon. Et que le président élu dans deux semaines sera illégitime.

Seul bémol : je crois qu’il se trompe lorsqu‘il écrit "tous ceux qui auront prêté la main à cet affaiblissement de la République devront un jour en rendre des comptes" : il n'y a pas de justice en politique. Très peu de responsables de la défaite de 1940 ont été jugés, encore moins condamnés, et beaucoup ont retrouvé par la suite de confortables places de maires, de députés, de sénateurs. Paul Reynaud s'est même offert l'indécence de s'opposer à De Gaulle par la suite.




Il faut que cela soit un Anglais qui nous le dise ...

Silence in Paris

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As every married person knows, silences can be pregnant with meaning, even if the meaning is not immediately clear. The silence in the French press about a recent startling event in Paris is surely pregnant with meaning. On Monday, April 3, an Orthodox Jewish woman, Sarah Halimi, a doctor aged 66, was thrown out of a window to her death by an African man aged 27. He was her neighbor in the flats where she lived. According to witnesses, whose testimony has yet to be confirmed, the man, who had been harassing her with insults for several days, shouted “Allahu akbar!” as he threw her.

[…]

But why the silence in the press ? The case was certainly dramatic enough to be worthy of a mention under the rubric of faits divers. I happened to learn of it only through a Parisian neighbor, a Jewish shopowner. The story had appeared in La Tribune juive, and probably caused a shudder among French Jews, all the greater because of the silence of the press about it.
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lundi, avril 17, 2017

La France, Marine et le Vel’ d’Hiv’: avant tout une question politique

La France, Marine et le Vel’ d’Hiv’: avant tout une question politique N’en déplaise à BHL…

Régis de CastelnauRégis de Castelnau est avocat.

Publié le 17 avril 2017 / Politique Mots-clés : BHL, Charles de Gaulle, Marine Le Pen, Vel d'Hiv, Vichy

Marine Le Pen a donc dit : « je pense que la France n’est pas responsable du Vel’ d’Hiv’… », ce qui a naturellement permis, en pleine campagne électorale, de lui tomber dessus à bras raccourcis, politique politicienne oblige. Fort normalement c’est à qui aura trouvé les mots les plus durs pour la vilipender. Négationniste, digne fille de son père, antisémite, de Christian Estrosi au gouvernement israélien, en passant par les sommets de niaiserie de Laurence Haïm, personne n’a fait dans la dentelle.

Vel d’Hiv : “Mes grands-parents ont été raflés” : la question personnelle de Gilles Bornstein à Marine Le Pen

Fort heureusement pour Marine Le Pen, le niveau lamentable du débat politique a trouvé à s’exprimer avec un nouvel épouvantail, Jean-Luc Mélenchon annoncé suffisamment haut dans les sondages pour faire peur aux bourgeois. Parmi toutes les âneries lues et entendues sur le sujet, l’une d’elles se détache, celle de BHL : «France et #Veldhiv: il n’y a PLUS de débat; les historiens ONT tranché; insulte, donc, aux victimes ET aux historiens; obscénité médiatique. »

Au-delà de la boursouflure habituelle dans le choix des termes, la partie intéressante est que l’histrion annonce que les historiens ont tranché et que par conséquent il n’y a plus de débat ! Le philosophe fait fort, mais ce n’est pas pour rien. À considérer ainsi qu’il existe une vérité historique ayant autorité de la chose jugée. N’importe quel étudiant en première année de licence d’histoire sait déjà que toute vérité historique est d’effet relatif. Et BHL sait depuis sa polémique d’il y a 40 ans avec Pierre Vidal-Naquet, que l’arbitre des débats historiques n’est plus l’opinion savante, mais l’opinion publique, c’est-à-dire, ceux qui la font, les médias. Au sein desquels il dispose de tous les verrous nécessaires. Et pourtant, on ne saurait trop lui conseiller la lecture de Quentin Skinner, penseur d’un autre calibre que lui, qui enfonce le clou dans le cercueil d’une « vérité historique » immuable : « le maximum que l’on puisse raisonnablement espérer dans les humanités, voire dans les sciences, est que ce que l’on dit apparaisse rationnellement acceptable à ceux qui se trouvent dans la meilleure position pour en juger. C’est assurément tout ce que j’entends affirmer, et il est préférable de rappeler que jusqu’à présent, le destin universel des explications historiques et même scientifiques fut d’être dépassées. C’est sur ce point que je souhaite m’arrêter : la factualité devrait être distinguée de la vérité. » (Quentin Skinner. La vérité et l’historien. 2012. Collection audiographie. EHESS)

On invoquera aussi le patronage de Marc Bloch disant« En vérité le proverbe chinois est sage qui énonce : les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leur pères ». Ajoutant que les faits historiques étaient par essence des faits psychologiques. (Marc Bloch, Apologie pour l’histoire, Armand Colin.) Alors si on le comprend, les usages du passé, prétendant le clarifier, ne seraient que politiques, et la mémoire le masque de l’idéologie ? Ce que nous confirme Michel Foucault selon lequel le passé nous réserverait toujours des surprises puisque qu’ « on montre aux gens non pas ce qu’ils ont été, mais ce qu’il faut qu’il se souvienne qu’ils ont été. » (Michel Foucault. Dits et écrits 1954 – 1988. Gallimard)

>> A lire aussi: Jérôme Leroy et Marine Le Pen victimes de l’hystérie électorale. Contre eux, les cons se déchaînent! Alors quel est donc le débat dont BHL prétend qu’il est clos parce que les historiens l’auraient tranché ? C’est tout simplement celui de savoir si le gouvernement de la France entre le 17 juin 1940 et le 25 août 1944 peut être considéré comme légitime et avoir agi au nom de la France, ou si au contraire c’était un gouvernement de rencontre, installé à cause de la défaite et par conséquent illégitime. C’est donc d’abord et avant tout une question politique. Depuis plus de 70 ans, deux vérités politiques s’affrontent, Charles de Gaulle suivi par Georges Pompidou et François Mitterrand a toujours considéré que « la France » qui est une entité indéfinie représentée par le gouvernement légitime d’un État nation territorial ne l’était pas par le gouvernement de Vichy. Les tenants de la collaboration et de la légitimité de « l’État français » de Pétain, dont ceux qui ont fondé le Front national, pensent et défendent la position contraire. Souillure à laquelle ce parti n’échappera jamais. On notera d’ailleurs avec amusement que, contrairement à ce qu’affirment les ignorants, Marine Le Pen soutient une position inverse à celle de son père depuis l’origine de sa carrière politique. Jacques Chirac, suivi par Nicolas Sarkozy puis François Hollande a adopté une position chantournée, qui, qu’on le veuille ou non abouti à identifier l’appareil d’État que Vichy avait récupéré, à « la France ». Ils ont été rejoints ces temps-ci par toutes une cohorte d’historiens amateurs ou de seconde zone, tout émoustillés de se sentir valeureux dans un combat antifasciste, à taper sur Marine Le Pen. Allant jusqu’à accepter qu’on titre leurs interventions: «Marine Le Pen se trompe, la culpabilité de la France est accablante».

Et l’on voit bien la dimension politique du propos, il est de nourrir la perception de « ce passé qui ne passe pas », comme celui d’une France de collabos, de délateurs, et qui doit expier. Je renvoie ici à la lecture de l’indispensable ouvrage de Pierre Laborie (Le chagrin et le venin, Bayard), qui décortique comment à partir des années 70 s’est construite une nouvelle vulgate sous prétexte d’abattre le mensonge gaulliste et de mettre les Français face à la réalité de ce qu’ils sont, comme dirait BHL, moisis et glauques. Il y avait urgence à se débarrasser de la fable de « l’honneur inventé d’une France résistante et héroïque, par le mensonge sublime du général De Gaulle offert en cadeau aux Français à la Libération. » Or c’est un prétexte, pour masquer l’objectif politique, de cette présentation aujourd’hui.

Il n’y avait pas de mensonge sublime, mais une vérité politique. Charles De Gaulle est parti à Londres parce qu’il avait compris que les puissances de l’axe perdraient la guerre et que la France malgré sa défaite de juin 40 devait être à la table des vainqueurs. Ce qui fut fait et reconnu par les alliés qui durent s’incliner devant cette réalité politique après le Débarquement en Normandie. Et ce n’est pas faute pour eux d’avoir essayé de faire autrement. L’Histoire a tranché.

« Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier Gouvernement régulier de la France. » Il y a aussi une vérité juridique, celle d’un pouvoir illégitime installé par un double coup d’État, celui du 17 juin 1940 à Bordeaux avec la nomination de Philippe Pétain comme président du Conseil et celui du 10 juillet 1940, dans la confusion et sous la pression des armes allemandes, avec le vote de l’abolition de la République à Vichy. Dans son discours du Caire en 1941, Charles De Gaulle a formidablement décrit en quatre phrases cette réalité historique : « Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier Gouvernement régulier de la France. L’équipe mixte du défaitisme et de la trahison s’emparait du pouvoir dans un pronunciamento de panique. Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux se ruait à l’usurpation en même temps qu’à la servitude. Un vieillard de quatre-vingt-quatre ans, triste enveloppe d’une gloire passée, était hissé sur le pavois de la défaite pour endosser la capitulation et tromper le peuple stupéfait. Le lendemain naissait la France Libre.» Très rapidement, De Gaulle demanda à René Cassin de rédiger l’analyse qui établissait l’illégitimité du gouvernement de Vichy et la légitimité de la France libre. Et celle-ci se dota alors des organes juridiques d’un État régulier, quoique de formes provisoires en attendant la reconquête du territoire de la métropole. À la Libération toute la production normative de Vichy fut déclarée nulle et de nul effet. Les dirigeants de « l’État français » furent jugés pour haute trahison, condamnés, et pour les plus coupables d’entre eux passés par les armes.

Ils avaient fait le choix de profiter de la défaite militaire pour instaurer une dictature antirépublicaine et ont cherché grâce à une complaisance de tous les instants à plaire l’occupant dans l’espoir d’une place de choix dans l’Europe allemande. Et c’est bien là, que l’on voit se profiler l’enjeu politique de ce débat et de l’affrontement de ces deux thèses antagonistes. Car l’effondrement de juin 40 n’est pas dû au hasard, ou au refus de la troupe de combattre. Il est dû à la trahison des élites, et au choix de la défaite par la bourgeoisie dès 1936. Comme le demandait Marc Bloch en 1944 peu de temps avant sa mort : « Le jour viendra […] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés. » L’ouverture des archives permet aux historiens qui n’ont pas peur d’affronter la doxa d’étudier cet avant-guerre et de donner raison à De Gaulle qui disait en 1963 : «Heureusement, le peuple a la tripe nationale. Le peuple est patriote. Les bourgeois ne le sont plus ; c’est une classe abâtardie. Ils ont poussé à la collaboration il y a vingt ans, à la CED il y a dix ans. »

La vérité des héritiers de VGE

La mise en place de la vulgate de la France-collabo date du début des années 70, avec notamment la promotion du film : Le chagrin et la pitié, juste après le départ de De Gaulle, congédié par la bourgeoisie grâce à l’engagement de Valéry Giscard d’Estaing. Cette même bourgeoisie aujourd’hui adossée à des élites « dirigées » raffole de l’UE, outil de la domination d’une l’Allemagne qui les fascine toujours autant. Cette haine de soi s’exprime dans ce refus du débat sur la thèse de la France « responsable du Vel’ d’Hiv’ », car c’est celle qui justifie l’allégeance. Et qui fait que des candidats à la présidence de la République se précipitent sans honte à Berlin pour leur entretien d’embauche au poste de chef de district du länder France.

Pour ma part, je considère que non, la « culpabilité de la France » n’est pas accablante. Un gouvernement de trahison qui avait la main sur une partie de l’appareil d’État s’est mis au service du nazisme. Les 7000 gendarmes mobilisés en ce jour de juillet 1942, pour cette immonde et déshonorante opération ne représentaient pas leur pays, ils n’étaient pas la France. Ceux qui l’étaient à ce moment-là, c’était les 3700 soldats qui le mois précédent avaient tenu pendant 15 jours à 1 contre 50 la position de Bir Hakeim dans le désert libyen.



dimanche, avril 16, 2017

Pâques, le seul événement de l'Histoire



Prions pour les chrétiens persécutés, par les musulmans, par le gouvernement chinois, ...

Si la France est responsable de la rafle du Vel d'Hiv ...

Si La France est responsable de la rafle du Vel d'Hiv, la gouvernement de Vichy était légitime, le maréchal Pétain est le sauveur de la patrie, le général De Gaulle est un factieux justement condamné à mort, les résistants sont des rebelles et Jean Moulin est un traitre. Et les Justes qui ont sauvé des juifs sont aussi des traitres. Il faut débaptiser les rues de France qui portent leurs noms.

Cette opinion, qu'on appellera lecture chiraquienne de l'histoire (ça prouve, s'il en était besoin, que Jacques Chirac n'a jamais été gaulliste) peut se soutenir (mes lecteurs savent que ce n'est pas la mienne), elle est partagée par l'ensemble de notre classe jacassante ou presque, mais encore faut-il l'assumer (ce que font certains de mes lecteurs, au contraire de la racaille médiatique critiquant Marine Le Pen).

Evidemment, la cohérence n'est pas le fort de ceux qui causent dans le poste puisque, à tort à travers, en avant et en arrière, à droite et à gauche, leur seule constance est qu'il faut que, toujours et sans exception, la France soit coupable. Et encore plus quand c'est Marine Le Pen qui la défend.




La révolution Trump est-elle déjà finie ?

Il semble que Trump soit rentré dans le rang du Système, trahissant sa campagne et ses électeurs : renoncement au mur payé par les Mexicains, recul sur l'Obamacare, bombardements en Syrie (pour lesquels il a reçu les félicitations de la Clinton !) et, plus que tout, renvoi de Bannon.

Le problème de Trump a toujours été son absence de relais à Washington.

Et l'enjeu était clair : les Etats-Unis sont-ils encore une démocratie ? Le peuple américain  peut-il encore imposer sa volonté au Système ?

Aujourd'hui, nous avons la réponse : non.

Seul espoir, infime : Trump est retors.