samedi, juillet 22, 2017

Macron sacrifie l'armée française à la soumission allemande (il est cohérent ... les Français le sont-ils ?)

Macron, Villiers et le piège des 3%

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Voilà pourquoi la décision d'Emmanuel Macron de sabrer dans les dépenses d'équipement, avec une phrase sibylline, qui semblait reprocher au chef d'État-major d'être trop à l'écoute des industriels de la Défense, est inquiétante. Y a-t-il un agenda caché dans tout cela ? Après avoir laissé tomber, depuis un quart de siècle, des pans entiers de l'industrie, s'apprête-t-on à liquider, sous couvert de coopération européenne, nos industries de défense? L'Allemagne ne cache plus ses ambitions dans ce domaine. D'ores et déjà, son budget de la Défense dépasse celui de la France. Il atteint, cette année, 37 milliards, dont 11,1 milliards pour les seuls équipements. Une Allemagne qui n'a pas la charge de la dissuasion nucléaire, ni des opérations extérieures. En 2020, ce budget atteindra 39 milliards. Cette montée en puissance permet aux industriels allemands de se positionner sur leurs secteurs traditionnels (sous-marins, chars), mais aussi sur des créneaux qu'ils avaient délaissés jusqu'alors. Avec des succès à l'exportation surprenants. C'est un fusil allemand qui va désormais équiper les armées françaises!

Le prochain scenario que l'on va nous communiquer, nous vendre est celui de l'indispensable coopération franco-allemande en matière de défense. Ce fut l'objet d'un conseil franco-allemand à Paris, à la veille du 14 juillet, avec l'annonce du projet d'un futur avion de combat commun, d'un programme sur la cyber guerre, sur les drones, les avions de transport, etc. Puisque nous n'avons plus les moyens financiers, il nous faut donc partager les coûts avec ceux qui ont l'argent. Ce que l'on n'a peut-être pas compris à Paris, c'est qu'à terme c'est un marché de dupes. Le même que celui que nous avons fait lors de la création d'EADS. La France a perdu le pouvoir au sein d'Airbus, en partie par sa faute. Les Allemands ont méthodiquement grignoté, récupéré les parties les plus juteuses. Ce sont eux qui règnent sur les activités de défense du groupe. Ils fabriquent l'Eurofighter, un vieil avion dépassé concurrent du Rafale. Ils ont donc besoin d'un successeur et du savoir-faire des Français. Attention à ce que ce futur avion européen ne soit pas le moyen de nous phagocyter. L'Allemagne estime que tout ce qui relève de l'industrie lui revient. Et on peut se demander si notre jeune président, dont les yeux brillent surtout pour les start-up, ne pense pas au fond de lui-même que l'avenir de notre pays ne passait plus par l'industrie, quelle qu'elle soit. Le piège des 3% se referme donc sur nous et sur ce qui restait encore de l'excellence industrielle française: les industries de défense.
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Emmanuel Macron est cohérent, nous savons qui il est, nous connaissons son idéologie. C'est un mondialiste, un européiste, un traitre qui pense que la France ne peut vivre seule et doit se soumettre à l'Allemagne et aux Etats-Unis.





Pêle-mêle : Polony, Thibaud, Saint-Ex

Natacha Polony est souvent ridicule (comme Zemmour) quand elle aborde les questions économiques, mais quand elle s'en tient éloignée, ses propos sont plus solides :

Natacha Polony: « Pas de démocratie sans souveraineté militaire »

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Ceux qui, depuis des décennies, utilisent le budget de la défense comme variable d'ajustement répondent à deux principes idéologiques. Le premier est un mépris profond pour l'industrie - celle de l'armement, qu'on le déplore ou non, est une des rares que la France ait pu sauver - qui explique qu'ils aient laissé détruire plus d'un million d'emplois industriels sur les quinze dernières années alors que ce sont les emplois les plus porteurs de valeur ajoutée. Le second est une indifférence totale à l'idée de souveraineté, qui est pourtant le fondement même de la démocratie.
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Emmanuel Macron, la commémoration politiquement correcte

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Fondamentalement ce fut là, sur le moment, l’attitude de la Résistance : les Juifs sont victimes des occupants, c’est donc ceux-ci qu’il faut combattre. Aider directement leurs victimes privilégiées ne peut être qu’un palliatif, une bonne oeuvre. J’ai eu un ami, reconnu « juste des nations » auquel sa femme reprochait encore, des décennies plus tard, de ne pas être allé au maquis. La question que les résistants ont prise au sérieux, alors que beaucoup autour d’eux l’éludaient était simplement : se battre ou pas. Cela est resté leur critère de jugement, tant qu’ils ont vécu. C’est pourquoi, Simone Veil l’a rappelé : après la guerre, on écoutait plus volontiers dans sa famille sa soeur qui avait pris des risques dans les FrancsTireurs, que celle qui avait survécu à Auschwitz.

Plus tard, au procès Papon, Pierre Messmer a choqué en disant qu’il était plus ému par le souvenir de ceux qui étaient morts en luttant pour notre liberté que par celui des victimes de la barbarie. Il parlait en acteur qu’il était encore devant des hommes de commémoration.

C’est parce que nous commémorons de loin l’événement que nous saisissons mal ce qu’était l’enjeu : la question d’être ou ne pas être, posée à la France et même à chacun. Nous croyons donner plus de profondeur au choix de naguère en lui associant un corpus idéologique et des motifs moraux ou sentimentaux. Mais ce sont des rajouts pour le spectacle. Aucune liste de bonnes raisons ne me dira jamais pourquoi je dois, moi, m’engager… y aller. On s’inquiète donc quand nos politiciens, sincèrement sans doute, s’époumonent à nous exhorter après coup. Ils croient servir un progrès dans la lucidité en jouant les épurateurs de conscience, mais ils sortent ainsi de leur rôle, qui serait d’assumer et de revendiquer le sens présent de leur action. En sont-ils capables ? Leurs performances commémoratives, de quel manque actuel sont-elles un alibi ?
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Jacques Sapir fait aussi remarquer (Bir Hakeim, le Vel’ d’Hiv’ et Emmanuel Macron) que la vision chiraco-hollando-mécronienne de la seconde guerre mondiale (Vichy était la France, De Gaulle et la Résistance étaient des illusions) est très américaine. Le plus grand, le plus acharné, adversaire de De Gaulle était Rossevelt.


Breton / Saint-Exupéry : le manifeste et le sacrifice

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À celui qui professe un mépris absolu de la religion et un refus de la transcendance, Saint-Ex rappelle qu'il est lui-même le plus clérical des hommes, le héraut d'une « Très Sainte Inquisition ». « Vous êtes l'homme des excommunications, des exclusives, des orthodoxies absolues, des procès de tendance, des jugements définitifs portés sur l'homme à l'occasion d'une phrase de hasard, d'un pas, d'un geste. Si vous n'êtes pas l'homme des bastilles, c'est faute de pouvoir. Mais dans la mesure où votre faible pouvoir peut s'exercer, vous êtes l'homme des camps de concentration spirituels », écrit-il. Et encore: « On ne condamne personne chez moi pour un mot qu'il a prononcé ou une connerie qu'on a racontée sur lui. On y ignore les délits d'opinion. »

Au clivage droite-gauche que voudraient instaurer les antifascistes, Saint-Exupéry oppose une autre frontière plus fondamentale : celle qui sépare les planqués, ceux qui se sont mis à l'abri, de ceux qui vivent l'engagement dans leur chair. À la « culture du manifeste » (référence aux deux manifestes surréalistes) qui prône des signes extérieurs de vertu sans « mouiller le maillot », il répond par son expérience concrète du métier d'aviateur: « Je crois aux actes, non aux grands mots », « D'abord, je me suis battu ». Il oppose à la mondanité surfaite des avant-gardes une saine camaraderie soudée par le danger: « Il vous manque mes vingt ans d'aviation parmi les mécaniciens et les ouvriers. Bon Dieu, que nous étions faciles à vivre. On disait “je t'emmerde” et on jouait sa peau les uns pour les autres. »


[…]

La veille de sa mort, il écrivait à son ami Pierre Dalloz, comme en écho avec sa dispute avec Breton : « Je hais leurs vertus de robots. » À la liberté proclamée des surréalistes, cette liberté pétitionnaire, cette liberté de l'écriture automatique qui hache la conscience au lieu d'entretenir l'âme, Saint-Exupéry oppose une liberté toute simple, aussi pure et claire qu'une traînée d'avion dans un ciel bleu : celle de la mort consentie.
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L'opposition est presque trop belle pour être vraie : Breton, le baveux sectaire et bien confortable, et Saint-Ex qui ne la ramène mais meurt pour ce qu'il croit.




En ce moment, je suis agacé que les conservateurs puissent paraître des grincheux acariâtres, alors il ne me déplaît pas que Natacha Polony soit plutôt mignonne et que Saint-Ex fût un doux.

Tiens, un autre conservateur qu'on eut aimé avoir comme ami :




Brexit, Trump, Macron : faut-il se résigner à la victoire des mondialistes ?

En 2016, les mondialistes ont été pris par surprise par le référendum anglais et par la victoire de Trump.

2017 a été l'année de la contre-attaque : paralysie de Trump, éviscération du Brexit, élection de  Macron.

J'en viens à me demander s'il n'est pas idiot d'espérer.


mercredi, juillet 19, 2017

Pierre et Marlène sont dans le bateau de Jupiter ...

Article dévastateur :

Macron sacrifie Villiers et l’armée pour protéger Schiappa et les féministes

Article encore plus dévastateur quand on le remplace dans le contexte :

Confiance





Cedant Arma Togae et la démission de Pierre de Villiers

Puisque la mode est un psychologisme (conséquence de la prise de pouvoir des femmes, dirait Zemmour), j'ai lu un article sur Macron disant qu'il n'est pas déraciné, on sait qu'il vient d'Amiens, mais, comme Hollande, sans attaches, car il n'y a, comme tous les narcissiques, que sa petite personne qui compte, tout son monde s'ordonne autour de lui, tout et tous n'existent que dans leur rapport à lui, il ne s'attache rien ni à personne, mais tous devraient s'attacher à lui.

Revenons à la politique. Nulle surprise : Macron, c'est Hollande-bis, en plus jeune et plus dynamique, en plus intelligent. Bref, en pire, en plus dangereux. Macron, c'est le triomphe de Terra Nova, la dissolution de la France, noyée, par le haut, dans le mondialisme, par le bas, dans le communautarisme.

Dans cette optique, il est évidemment essentiel, l'école, l'Eglise et la justice étant détruites, d'achever la seule institution française qui restait debout : l'armée. C'est simple, logique et implacable.

Les Français ont-ils voté pour cette politique en connaissance de cause ? La réponse est, bien sûr, négative. C'est le boulet que traine Macron d'une campagne électorale avortée, viciée et vicieuse. Les Français, et c'est déjà très condamnable, ont juste voté pour une marque de lessive.

Le manque de légitimité va hanter son quinquennat et il est mal parti. Plutôt que de commencer modestement et de bâtir sa légitimité pas à pas, en surmontant les obstacles l'un après l'autre, il attaque bille en tête. Cela semble un coup d'audace, mais pourrait vite se transformer en claquage.

Mais la plus à plaindre dans ce cirque, c'est la France.


mardi, juillet 18, 2017

Bertrand Renouvin vitrifie la repentance macronienne

Cette histoire de Vel d'Hiv me gonfle. Nos adversaires, dont je me demande de plus en plus s'ils ne sont pas nos ennemis, ont choisi ce terrain.

Bertrand Renouvin remet Macron à sa place, qui n'est pas très haute :

Emmanuel Macron, le Vel d’Hiv, la mémoire et l’histoire – Chronique 140






lundi, juillet 17, 2017

Natacha Polony : « Charlotte et le pot de fer »

Natacha Polony : « Charlotte et le pot de fer »

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Ô joie, la France est donc en passe de devenir une « start-up nation ». Il serait peut-être malvenu d'avouer que nous n'en demandions pas tant. En fait, les citoyens de ce pays attendent modestement que soient honorés et soutenus ceux qui, par leur travail et leur ferveur, perpétuent ce qu'il a de meilleur, dans quelque domaine que ce soit, du plus innovant au plus traditionnel. Mais puisque l'exercice moderne du pouvoir consiste visiblement à faire le bonheur des citoyens malgré eux, leur désir de prolonger ce qui fait la France passera par profits et pertes. Qui n'a pas lancé son «appli» ne mérite pas l'attention des pouvoirs publics (ni la moindre réduction d'impôts ou de charges). Les derniers des Mohicans de l'excellence française ? Qu'ils se débrouillent.
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dimanche, juillet 16, 2017

A la rafle du Vel d'Hiv, il était la France

Le 16 juillet 1942 de petit Louis

Lazare Pytkowicz, quatorze ans, est pris avec sa famille dans la rafle du Vel d'Hiv. Il s'évade, avec l'autorisation de ses parents (à l'époque, on respectait l'autorité parentale !).

Recueilli par des Français, il demande et obtient de participer à la Résistance. Courrier, plusieurs fois arrêté, plusieurs fois évadé, il fait ce qu'en d'autres temps on appelait « une belle guerre ».

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Sain et sauf à la Libération, en 1945 il attendra les siens en vain à l’hôtel Lutétia. Aucun ne reviendra. Pris en charge par ceux qui l’avaient caché en 1942, il est renvoyé au lycée pour y reprendre ses études. C’est là qu’un jour de novembre 1945, il voit le pion rentrer dans la classe, pour lui dire qu’il est convoqué chez le proviseur. Dans le bureau duquel, interrogatif il se rend pour tomber sur un général en uniforme, qui lui débite la formule sacramentelle et lui accroche sur la poitrine la Croix de la Libération, il a 17 ans.

Écoutons le raconter simplement, comment retournant dans sa classe, il met la médaille dans sa poche pour éviter que les copains ne se foutent de lui. On a alors la gorge nouée et l’envie d’embrasser ce frère. Parce que son histoire nous dit que le 16 juillet 1942, la France ce n’était pas Pétain, Laval, Bousquet ou Brasillach.

La France c’était Lazare Pytkowicz.
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Addendum (après les propos de ce salaud de Macron - salaud car ses propos, comme ceux de Chirac et de Hollande avant lui, sont une insulte à nos morts les plus misérables, ceux qui ont connu la solitude, la torture, la prison, les camps) :

Commentaire pris chez de Castlenau :






Oui, Lazare c’était la France, comme l’étaient Charles de Gaulle, le visage de Jean Moulin décrit par André Malraux, le Conseil National de la résistance et tant d’autres, anonymes ou non, étrangers même comme le groupe Manouchian. Faire du discours de Jacques Chirac une vérité historique qui vient servir celui, flou, de l’actuel président est une argutie pénible à constater. Doit-on oublier le manifeste de Brazzaville, le travail de René Cassin ou l’ordonnance du 9 août 1944 ?

Plus iconoclaste, Eric Verhaeghe :

Vel’ d’Hiv et Sécurité Sociale, les deux mamelles de l’État Français

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Lorsque l’Assemblée Nationale de l’époque transfère, le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain (en dehors de toute procédure constitutionnelle, rappelons-le), commence l’ère sombre du régime de Vichy. Il n’est pas de mots assez cruels aujourd’hui pour en dénoncer les forfaits… mais avec une amnésie stupéfiante sur certains sujets. L’héritage technocratique de Vichy dans la France contemporaine continue en effet d’être jalousement préservé par ceux qui se montrent les plus critiques vis-à-vis de ce régime. Et cette mansuétude discrète soulève quand même quelques questions.

[…]

Il est donc de bon ton aujourd’hui d’expliquer que « la France » a fait le Vel d’Hiv, sans jamais citer (comme le Président Macron est parvenu à le faire) le rôle de l’Allemagne dans l’obsession antisémite de Vichy. Tout se passe d’ailleurs comme si la France était la cause unique de la Shoah et comme si c’étaient des soldats français qui avaient liquidé en masse des Juifs sur le front de l’Est.


Si autant de Français ont accepté l’ordre de Vichy, il y avait bien une raison. Celle-ci tient d’abord à la politique sociale du régime qui a visé à « protéger » le pays. Je vous protège, en échange, vous me laissez liquider les Juifs, les Francs-Maçons, les homosexuels [non, légende], et autres groupes jugés indésirables par les technocrates au pouvoir.

En étatisant la protection sociale, Pétain n’agissait donc pas par hasard. Il mettait en place un système qui a fait des émules par la suite, et donc la logique n’a pas changé. Elle permettait de susciter une adhésion massive au régime, quel qu’il soit. C’était au fond une vision et une version heureuse de la servitude par la mise en oeuvre du Big Mother appelé la sécurité sociale.
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Un mois avant la rafle du Vel d'Hiv, des Français se couvraient de gloire à Bir Hakeim. Ceux-là ont plus de titres à se réclamer de la France qu'un gouvernement de traitres.

Et une sucrerie pour la route :



samedi, juillet 15, 2017

Pendant que le gamin s'amuse avec les jouets payés par le moutontribuable, Terra Nova triomphe

Macron inaugure le parc Disneylyséeland !


Elisabeth Lévy : « Macron nous rappelle qu'entre le sublime et le ridicule, la frontière est ténue »

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Finalement, si vous deviez choisir, ne préférez-vous pas « le meilleur des mondes macronisé » au « Paris merveilleux » d'Anne Hidalgo ?

Je crains, justement, de ne pas avoir à choisir et d'avoir les deux ! Malgré l'animosité entre le président et le maire de Paris, le progressisme macronien n'est pas fondamentalement différent de celui d'Anne Hidalgo, rappelez-vous le show du président-tennisman sur la Seine pour défendre Paris 2024. Cependant, si je devais vraiment choisir entre vos deux versions de l'avenir radieux, je parierais sur la monarchique plutôt que sur la citoyenne. Les ambiguïtés de Macron seront peut-être la source de bonnes surprises, alors que rien n'arrêtera Anne Hidalgo dans l'entreprise de destruction des conditions de la vie concrète qu'elle mène sous l'étendard de la transformation. Rien, sinon bien sûr les électeurs. Jusque-là, les Parisiens qui aiment tant se dire rebelles se sont montrés étonnamment dociles face aux âneries inventées pour leur pourrir la vie. On saura lors des prochaines élections municipales si les néo-humains à roulettes regroupés sous la bannière d'Homo festivus ont réussi à mener à bien le Grand remplacement du peuple de Paris.
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L'affaire Sarah Halimi et le tabou du « nouvel » antisémitisme

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« Plus une société s'éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent » nous prévenait George Orwell. L'incapacité politique de désigner cet antisémitisme [arabo-musulman] pour ce qu'il est interdit d'en faire l'analyse historique, anthropologique et religieuse et par voie de conséquence, d'entreprendre les actions spécifiques et ciblées qui seraient nécessaires pour le vaincre. La France s'enfonce chaque jour un peu plus dans une politique multiculturaliste à relents - involontairement, mais inévitablement - racialistes. Racialistes pour ne pas dire racistes car cette attitude culturaliste qui prétend être inspirée par le respect de cultures différentes n'est rien d'autre que l'abandon à bas bruit de notre modèle d'intégration, jugé inaccessible pour ces populations, présumées, par nos responsables politiques chaperonnés par une partie de nos associations antiracistes, comme incapables de sortir de leurs modes de pensée et de fonctionnements archaïques. On a renoncé à aider ces populations, à leur tendre la main. En abandonnant les juifs, on a aussi abandonné ces dernières et, ce faisant, nous nous sommes perdus nous-mêmes.

Le meurtre de Sarah Halimi doit être compris comme une alarme qui nous rappelle à nous-mêmes, à ce qui nous définit. Cette inertie est indigne de nous. La France, pays des Lumières, berceau des valeurs universelles des droits de l'homme, ne peut pas être un pays où les juifs se font agresser et tuer, parce que juifs, dans l'indifférence générale. Nous sommes tous héritiers d'une histoire, nous sommes tous comptables d'un héritage qui va de Salomon de Troyes à la France de Vichy en passant par l'émancipation des juifs en 1791 (que la France a été la première en Europe à consentir) et par l'affaire Dreyfus. Par respect pour ce que nous sommes, pour ce que nous nous targuons de représenter, nous n'avons pas le droit d'assister sans réagir à la montée de la haine contre nos concitoyens juifs. Il en va de notre admiration pour la France et, en définitive, de notre fierté d'être français.
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Je me demande si, au fond, les Français en ont vraiment quelque chose à foutre, de la France, de son destin, de son honneur.

vendredi, juillet 14, 2017

Le choix entre la dictature et la tyrannie ?

Je l'ai déjà écrit, je pense qu'Emmanuel Macron est l’alibi de la frivolité des Français : ils se donnent l’illusion du renouvellement sans les difficultés du renouvellement réel.

La politique destructrice pratiquée depuis quarante ans (1974), qui promeut la licence individuelle et la bonne conscience auto-satisfaite au détriment de la liberté collective, continue.

Le point clé est la souveraineté, notamment migratoire. Le débat qui oppose souveraineté et identité est creux : dans la pratique, elles se renforcent ou se détruisent ensemble.

A la vitesse où progresse la corruption de notre patrie, je me demande s'il n'y aurait pas que deux options.

La tyrannie, pour empêcher les Français énervés de défendre leur pays, c'est le régime vers lequel nous glissons toujours plus.

La dictature, pour empêcher les traîtres d'agir. Aujourd'hui, elle semble improbable, mais, de toute façon, elle arrivera par surprise ...

Je vois de moins en moins de voie médiane entre ces deux politiques.

Le pape naufrageur

Marcello Pera parle de François

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Marcello Pera, ancien professeur de philosophie des sciences, ancien président du Sénat italien, co-auteur avec le cardinal Ratzinger en 2005 de Sans racines – l’Occident, le relativisme, le christianisme, était interrogé sur François, le 10 juillet, par Le Matin de Naples. Il ne mâche pas ses mots…

Interrogé sur la dernière interview de François par Scalfari (une fois de plus sur les migrants), Marcello Pera déclare : « Je ne comprends pas ce pape. Ce qu’il dit est hors de toute compréhension rationnelle. Pourquoi insister sur un accueil sans limite ? Le pape le fait parce qu’il hait l’Occident, il cherche à le détruire, et fait tout pour atteindre cet objectif. »

Le nouveau magistère de Bergoglio « n’est pas évangélique, il est seulement politique. François est peu ou pas du tout intéressé par le christianisme comme doctrine, dans son aspect théologique. Ses déclarations ont l’air fondées sur l’Ecriture, en fait elles sont fortement laïcistes. Si nous allons au fond, il suggère à nos Etats de se suicider, il invite l’Europe à ne plus être elle-même : le pape est le reflet de tous les préjugés de l’Amérique du Sud contre l’Amérique du Nord, contre le marché, la liberté, le capitalisme. »

« De même qu’il n’y a aucune explication rationnelle, il n’y a aucune explication évangélique à ce que dit le pape. » Bergoglio fait seulement de la politique, cherchant les applaudissements faciles de l’ONU, et du « syndicalisme » : « Sa vision politique, sociale, et sur les migrants, est la même que celle du justicialisme péroniste, elle n’a rien à voir avec la tradition de liberté politique occidentale et ses racines chrétiennes. »

« Un schisme caché se fait jour dans le monde catholique, et Bergoglio le poursuit avec persévérance et détermination. Dans son nouveau cours a explosé tout le radicalisme révolutionnaire de Vatican II. Cet aggiornamento du christianisme a laïcisé l’Eglise, déclenché un changement très profond, même si ce qui était susceptible de conduire à un schisme a été maintenu à distance dans les années suivantes. » Jean-Paul II et Benoît XVI « ont sauvé l’Eglise en adoptant une vision tragique de la réalité, ils ont résisté et cherché à harmoniser le nouveau avec la tradition. Ils l’ont fait de façon excellente. » Mais aujourd’hui, avec François, tout est de nouveau en discussion. « Les droits de l’homme sont devenus la référence idéale et la boussole de l’Eglise, et pour les droits de Dieu et la tradition il n’y a presque plus de place. »

De ce fait certaines franges de l’Eglise ne croient plus en la direction de Bergogio : « Les jeunes, une partie du clergé, les gens simples de province, qui vivent les problèmes de sécurité que les migrants créent dans nos quartiers. »

Dès 2006, Marcello Pera disait que son diagnostic pour l’avenir de l’Europe n’était « pas joyeux » : « Si l’Europe continue dans sa culture relativiste, rejetant sa propre tradition, avec son bas taux de fécondité, une immigration inconsidérée, alors l’Europe va finir islamisée. » Et il reprenait le propos de Joseph Ratzinger dans Sans racines : « Mon impression aujourd’hui est que l’Europe ressemble à l’empire romain lors de sa chute. »
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Le 14 juillet d'Emmanuel Macron



Je reconnais sans aucune difficulté qu'Emmanuel Macron a dix fois plus de classe et de sens du symbole que Nicolas Sarkozy et François Hollande réunis. On n'a pas honte d'être représenté par lui, ça change.

Il a aussi de la finesse, quand il dit que la France n'est pas née en 1789.

Ces qualités, bienvenues, rendent d'autant plus nocive sa politique.  On commence à comprendre la technique Macron : flatter des symboles ne coûte rien, alors on passe de la pommade pendant qu'on plante le poignard dans le dos.

On encense les militaires et on massacre leur budget.

Le macronisme est une escroquerie. A vrai dire, on s'en doutait.




Pendant ce temps, le Brexit a du plomb dans l'aile ...

Des députés britanniques européistes tories tentent, quitte à s'allier avec le labour, de vider le Brexit de sa substance :

Conservative MPs in talks with Labour about signing UK up to free movement after Brexit

Les années se suivent et ne se ressemblent pas.

2016 a été l'année de la surprise nationaliste (référendum du Brexit, élection de Trump). 2017 est l'année de la revanche des mondialistes (élection de Macron, embourbage de Trump , éviscération du Brexit).

Le combat continue.

mardi, juillet 11, 2017

Budget de la Défense : Bercy, ce nid de traîtres à la nation

Budget de la Défense : Bercy, ce nid de traîtres à la nation

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Derrière ces arbitrages malheureux, se pose la question du mondialisme béat de la technostructure française. Aux yeux des hauts fonctionnaires de Bercy, la France est une idée dépassée, et la puissance française un souvenir moisi à jeter aux oubliettes. Rien ne remplacera jamais, dans cette doctrine, les bienfaits de l’État-Providence. La puissance américaine est supposée pourvoir au reste.

Combien de hauts fonctionnaires ne sont-ils pas convaincus aujourd’hui que le format parfait pour la France consiste à se débarrasser de nos possessions ultramarines (Corse comprise), à se concentrer sur la prise en charge de la pauvreté (pour l’accroître subrepticement, bien entendu), et à beugler des credos mondialistes ? Cette idée-là est majoritaire, et laisse peu de place à la Défense.
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Verhaeghe tape fort, mais tape-t-il vraiment à coté  ?

Je rappelle (je ne devrais pas avoir à le faire, mais nous vivons dans un monde où beaucoup de gens ont perdu la tête) que la défense du pays est la raison d'être ultime de l'Etat, que, si l'Etat manque à cette mission, toutes les autres ne valent rien, que porter atteinte à la défense du pays est la définition même de la trahison. Et que, dans ce cas, non seulement les fonctionnaires de Bercy n'ont plus de raison d'être, mais ils sont chanceux de ne pas connaître la paille humide des cachots.

lundi, juillet 10, 2017

Libéralisme de droite, libéralisme de gauche (par Julien Rochedy)

C'est le meilleur exposé sur le sujet que j'ai entendu depuis longtemps.

On mesure combien les médiatiques, les Zemmour (qui, n'ayant pas peur du ridicule, se dit marxiste et bonapartiste), les Polony (qui se dit chevènementiste), les Finkielkraut (qui persiste à se dire de gauche), les Philippot et les Le Pen en sont loin.

Seuls de Villiers et Marion Maréchal ont les idées aussi cohérentes et claires.

Ecoutez à partir de 58' :

dimanche, juillet 09, 2017

Macron : « Pour lutter contre le terrorisme islamique, supprimons le diesel ».

Au G20, Emmanuel Macron a déclaré : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique ». D'où le titre, ironique, de ce billet.



Si c'est ça, « la pensée complexe » de Jupiter, il vaut mieux effectivement qu'on se passe de conférence de presse du 14 juillet.

Ce n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée tarée. On comprend bien le raisonnement à deux balles, qui n'a rien de complexe : réchauffement climatique = déplacements de populations = troubles sociaux = terrorisme.

Sauf qu'il est complètement faux : les parents de Mohammed Merah n'ont pas immigré en France à cause du réchauffement climatique et les islamistes ne tuent pas au nom de revendications socio-économiques mais au nom de l'islam.

La cartographie du terrorisme islamique ne correspond absolument pas aux zones de réchauffement, mais aux zones où il y a ... des musulmans.

Le macronide nous sert une énième resucée de ce mensonge que le terrorisme islamique aurait exclusivement, ou principalement, des causes économico-sociales.

Macron fait un superbe non sequitur : il n'y a aucune logique qui mène du réchauffement climatique au terrorisme islamique. Tous les malheureux ne deviennent pas des terroristes musulmans et tous les terroristes musulmans ne sont pas des malheureux. En revanche, l'islam comporte des prescriptions d'une extrême violence et tous les terroristes musulmans s'en revendiquent.

Marine Le Pen a évidemment du bon sens  quand elle dit : « Emmanuel Macron ne voit pas de rapport entre islam et islamisme, en revanche, il voit un rapport entre climat et terrorisme ».

D'ailleurs, même si le raisonnement de Macron était juste, le discours resterait absurde : en effet, la lutte contre le réchauffement climatique ne serait une solution qu'à long terme, il ne serait pas permis pour autant de faire abstraction du court-terme.

Bien sûr, tout le monde a compris le fond de cette tartuferie : la continuation de la politique de l'autruche face à l'islam. Macron part dans des considérations lointaines pour ne pas affronter le présent.

Dernier commentaire : bien évidemment, Macron a des défenseurs, qui prennent les autres pour des débiles, alors qu'ils nous sortent des absurdités par idéologie, et ne pas adhérer sans barguigner à leurs pseudo-évidences fait de vous un crétin. C'est assez marrant et inquiétant.

La pensée Macron est bien adaptée à cette population des demi-intellectuels, ceux qui se croient intelligents parce qu'ils savent manier des mots ronflants mais qui sont cons comme des balais parce qu'ils ont perdu tout bon sens.


We Have Nothing to Fear but Hope Itself

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In other words, the battle is fought out on a purely symbolic level. Politics, far from being a practical art, has now become a theoretical matter, and we are all theorists now.

The day after Donald Trump was elected President of the United States, the Guardian, the British liberal newspaper favored by intellectuals, claimed that America had changed beyond recognition, overnight. This seemed to me absurd, as if the election had been a coup d’état and Trump had become a dictator with absolute power.

[…]

I doubt whether anyone other than an intellectual ever thought that America had changed utterly and unrecognizably overnight with the election of Mr. Trump. Most people probably believed, rightly, that their lives would continue much as before, neither for the better nor for the worse. Mr. Trump was neither the beginning of a new world nor the end of an old one. Change always occurs but is mostly undirected, which is why discussions of what caused it are without end.

[…]

Speaking personally, I have reached an age when I have more to fear from politicians than to hope from them: or perhaps I should say that I have reached an age when I realize that hope and fear are not symmetrically realistic where politics is concerned, given how much easier it is to damage than to improve. It is possible to fell a tree in a few minutes; it may be impossible to grow it in less than a century. We have nothing to fear but hope itself.
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